USA-santé publique: 23 procureurs généraux s’alignent contre les coupes budgétaires de Trump

USA-santé publique: 23 procureurs généraux s’alignent contre les coupes budgétaires de Trump


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Mardi dernier, une coalition de 23 procureurs généraux d’État a intenté une action en justice contre l’administration Trump. Cette plainte vise à contester la décision de réduire de 11 milliards de dollars les fonds fédéraux destinés à la lutte contre le COVID-19 et à d’autres programmes de santé publique. Une mesure qui, selon les plaignants, met en danger la santé des citoyens américains. Pour autant, de pus en plus d’américains sont rétifs aux injections COVID ARNm, beaucoup soutiennent l’idée que les vaccins sont à l’origine d’effets secondaires généralisés et de décès.

Letitia James, a été élue procureur général au milieu du premier mandat de Donald Trump | Michael M. Santiago/Getty Images

Le recours a été déposé devant un tribunal fédéral du Rhode Island par plusieurs procureurs généraux influents, notamment Letitia James de New York, Phil Weiser du Colorado, et Andy Beshear du Kentucky. Parmi les plaignants figurent également des représentants de la Californie, du Minnesota, de la Caroline du Nord, du Wisconsin et du District de Columbia.

Des conséquences lourdes pour les systèmes de santé

Cette action en justice dénonce la légalité des coupes budgétaires et leur impact direct sur la santé publique. Les fonds concernés étaient destinés à des programmes essentiels comme les tests et la vaccination COVID-19, mais aussi à des initiatives de lutte contre la toxicomanie et aux services de santé mentale.

Letitia James a exprimé son inquiétude face à l’impact de ces coupes budgétaires :

« Supprimer ces financements va inverser nos progrès contre la crise des opiacés, plonger nos systèmes de santé mentale dans le chaos et mettre en difficulté nos hôpitaux pour la prise en charge des patients. »

La décision du gouvernement fédéral a déjà des répercussions concrètes. Mardi matin, des milliers d’employés du département de la Santé et des Services sociaux (HHS) ont reçu des avis de licenciement, préfigurant une vague de 10 000 suppressions de postes. De plus, les National Institutes of Health (NIH) ont déjà annulé plusieurs subventions de recherche liées à la COVID-19.

Volonté de réduire le gaspillage de fonds publics

L’administration Trump justifie cette mesure par la volonté de réduire le gaspillage des fonds publics. Selon un porte-parole du HHS, « il n’est plus nécessaire de dépenser des milliards pour une pandémie qui appartient au passé ». Pourtant, les données du Centre de Contrôle et de Prévention des Maladies (CDC) montrent qu’en mars, le COVID-19 aurait causé encore 411 décès hebdomadaires aux États-Unis.

De plus, la décision du HHS intervient alors que le pays fait face à une recrudescence d’autres crises sanitaires, comme l’épidémie de rougeole qui a déjà touché plus de 380 personnes et causé deux décès, les premiers enregistrés depuis une décennie.

Les procureurs généraux demandent à la justice de bloquer immédiatement cette décision, estimant qu’elle enfreint les engagements financiers pris par le Congrès pendant la pandémie. Ils considèrent que ces coupes budgétaires mettent en péril des progrès acquis de haute lutte dans la lutte contre le COVID-19 et d’autres problèmes de santé publique.

Alors que l’administration Trump prétend vouloir réduire le gaspillage, les experts et responsables locaux s’inquiètent des effets désastreux de ces mesures sur la prévention et la réponse aux crises sanitaires. La justice devra décider si ces coupes budgétaires sont conformes à la loi et si elles respectent l’engagement du gouvernement envers la santé publique de ses citoyens.


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