Une comorbidité préexistante favorise la forme grave du Covid chez les enfants, selon une étude

Une comorbidité préexistante favorise la forme grave du Covid chez les enfants, selon une étude


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Une étude menée par des chercheurs de l’Université du Texas Southwestern Medical Center,  a révélé les facteurs qui optimisent le risque de développement du Covid-19 grave chez les enfants. La présence d’une comorbidité en fait partie. Cette nouvelle information pourrait aider les cliniciens à identifier les solutions thérapeutiques les plus appropriées pour prévenir l’hospitalisation et le décès chez les enfants covidés d’après les chercheurs.

Si le Covid-19 peut toucher tout le monde, ses formes graves sont plus courantes chez les personnes âgées ou déjà affaiblies par une autre maladie. Les facteurs de comorbidité peuvent entraîner une hospitalisation ou un décès chez un plus grand nombre de personnes reconnues comme vulnérables. On entend par comorbidité, la présence de maladies et divers troubles aigus ou chroniques s’additionnant à la maladie initiale (obésité, diabète,hypertension, maladie cardiovasculaire…). Une nouvelle étude a mis en évidence que le fait d’avoir une comorbidité préexistante était un indicateur de risque de Covid-19 grave chez les enfants. Avec la campagne de rappel vaccinal, toutes personnes présentant des « risques de comorbidité » sont invitées à se faire vacciner, pourtant, on ne dispose toujours pas assez de données sur leur efficacité, mais aussi leurs effets secondaires sur ces « personnes vulnérables ».

Les facteurs déclencheurs du Covid-19 grave chez les enfants

Même si le Covid-19 grave atteint rarement les enfants, une équipe de chercheurs a décidé de mener une étude pour identifier les facteurs pouvant déclencher la forme sévère de cette maladie chez eux.

Milan Ho, étudiante en médecine au Southwestern Medical Center de l’Université du Texas a présenté les résultats de cette recherche au cours de la Conférence nationale et de l’Académie américaine de pédiatrie.

Ho et ses collègues ont mené une étude d’observation rétrospective sur les données cliniques de 218.759 enfants âgés de moins de 18 ans, diagnostiqués positifs au Covid-19 après un test PCR ou antigénique au cours de la période du 12 mars 2020 au 20 janvier 2022.

L’étude a révélé que le fait d’avoir une comorbidité préexistante ou maladie primaire constitue  des indicateurs importants de risque de développer un Covid-19 sévère chez les enfants. La démographie et le statut vaccinal s’ajoutent aussi sur la liste des facteurs qui favorisent le risque d’hospitalisation, d’admission dans les soins intensifs pour bénéficier d’une assistance respiratoire et de décès, d’après Ho et ses collègues.

Comorbidité et origine sociale des patients influenceraient la gravité des symptômes

Parmi les 218.759 enfants testés positifs, 4% d’entre eux, étaient soit hospitalisés, soit en soins intensifs ou décédés. Les chercheurs ont constaté que l’existence d’une comorbidité pédiatrique est un des prédicateurs de la forme sévère du Covid-19.

D’après cette étude, la plupart des enfants atteints du Covid-19 grave avaient contracté le variant Alpha. En outre, le risque d’apparition de ces complications est plus important chez les patients des minorités ethniques( race noire, asiatique et hispanique). Cependant, comme toujours aux Etats-Unis, il semble que la régérence à l’ascendance des personnes soit un moyen de dissimuler le clivage social.

Par ailleurs, d’après les observations, les chercheurs affirment que le statut vaccinal a une influence sur l’impact de l’infection. En effet, les enfants qui n’ont reçu aucune dose de vaccin auraient plus de risques de développer le Covid-19 grave. Là aussi, on voit les limites d’une étude qui ne sort pas des préjugés états-uniens.

Enfin, il se trouve aussi qu’une grande partie des enfants qui résident dans le sud de la Californie étaient plus exposés à la forme sévère de la maladie.

Les chercheurs n’ont pas donné des explications concrètes concernant les liens entre ces facteurs cliniques et démographiques et le risque de développer le Covid-19 grave. En revanche, le co-auteur de l’étude, Zachary Most, professeur adjoint de pédiatrie à l’UT Southewestern Medical Center, a déclaré que ces données pourraient aider les professionnels de la santé à identifier les patients à risque et les solutions thérapeutiques à adopter.

Selon les chercheurs, les résultats de cette étude pourraient mettre en avant l’efficacité des vaccins contre le Covid-19 en tant qu’outil de prévention de la maladie grave chez les enfants. On sait pourtant que les informations pour une analyse risque-bénéfice ne sont pas encore disponibles par manque de recul, notamment sur les effets indésirables des vaccins à moyen et long terme. Notons que les cas d’enfants qui décèdent après vaccination sont le plus souvent sous-notifiés.

En France, Santé publique France a publié le jeudi 29 septembre dernier, un rapport sur la situation épidémique chez les 0-17 ans, qui relate le nombre de cas et la situation vaccinale, mais évoque également les formes graves survenues chez les mineurs depuis le début de l’épidémie.


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