Retraites : 338 milliards de dépenses (14,7% du PIB)

Retraites : 338 milliards de dépenses (14,7% du PIB)


Partager cet article

L’équilibre financier du système de retraite par répartition selon lequel les générations les plus jeunes en activité financent, notamment par leurs cotisations, les retraites des générations les plus âgées, est fragilisé par le vieillissement de la population. La résorption des déficits (13Md€en 2020) passe par une maîtrise des dépenses de retraite qui s’inscrit dans le contexte plus large de maîtrise des dépenses sociales et de retour durable de la sécurité sociale à l’équilibre financier. Pour y parvenir, les paramètres sont nombreux (âge d’ouverture des droits à retraite, dispositifs de départ anticipé, conditions pour une retraite à taux plein, indexation des pensions, etc.) mais, in fine, la maîtrise des dépenses de retraite passe par un recul des âges de départ à la retraite ou une baisse du niveau relatif des pensions. Les mesures devront prendre en compte les considérations d’équité entre générations et au sein de chaque génération, tout en visant à simplifier les règles et à les harmoniser entre les régimes.

20211021 ns-les-retraites de Laurent Sailly

Chiffres clés

  • Dépenses de retraite en 2020 : 338 Md€, soit 14,7 % du PIB;
  • Nombre d’actifs pour un retraité de droit direct : 2,1 au début des années 2000, 1,7 actuellement, 1,5 en 2040;
  • Niveau de vie moyen des retraités rapporté à celui de l’ensemble de la population : 103 % en 2018;
  • Dispositifs de départ anticipé : près d’1 départ sur 2;
  • Âge moyen de cessation d’activité : 63,3 ans dans l’Union européenne en 2017, contre 61,9 ans en France (avec de fortes disparités selon les régimes, l’âge moyen dans certains régimes spéciaux se situant encore à 57 ans ou moins);
  • Déficit du système de retraite en 2020 : 13 Md€.

Pour les Sages de la rue Cambon, « la maîtrise des dépenses de retraite passe par un recul des âges de départ à la retraite ou une baisse du niveau relatif des pensions ».

Ce sera quoiqu’il en soit un des thèmes majeurs de la campagne présidentielle. Les débats sont ouverts. Mais, à la lecture des chiffres clés le besoin de réforme de notre système de retraite est évident.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Stratégie d'épargne : qu'est-ce qu'un actif de chaos, par Vincent Clairmont

Stratégie d'épargne : qu'est-ce qu'un actif de chaos, par Vincent Clairmont

Dans la Stratégie Barbell (ou stratégie de la "barre d'haltères"), popularisée par l'auteur et ancien trader Nassim Taleb, un actif de chaos (ou pôle spéculatif) désigne l'extrémité agressive et hautement risquée du portefeuille. Contrairement à une allocation classique qui cherche un juste milieu, cette stratégie rejette la zone médiane pour se concentrer sur deux extrêmes. Retrouvez, en fin d'article, notre Guide initial de la Barbell Strategy (1er novembre 2025). Ce Guide opérationnel vou


Rédaction

Rédaction

Faut-il succomber à la tentation des comptes rémunérés Wise? par Vincent Clairmont

Faut-il succomber à la tentation des comptes rémunérés Wise? par Vincent Clairmont

Nous sommes en février 2026, et si vous suivez régulièrement mes analyses, vous savez que le paysage de l’épargne française a bien changé. Avec un Livret A qui plafonne désormais à 1,5%, beaucoup d'entre vous se sentent légitimement frustrés. C’est dans ce contexte que la solution « Intérêts » de la fintech Wise attire tous les regards. Mais attention : derrière la promesse de taux séduisants se cache une mécanique d'investissement qu'il faut comprendre avant de cliquer sur « Activer ». Voici


Rédaction

Rédaction

Une semaine dans la guerre d'Iran, vue d'Iran, par Thibault de Varenne

Une semaine dans la guerre d'Iran, vue d'Iran, par Thibault de Varenne

Alors que le conflit entre dans sa quatrième semaine, les sources non-occidentales — notamment iraniennes, turques, arabes, russes et chinoises — dépeignent une réalité opérationnelle où la supériorité technologique de la coalition se heurte à une résilience asymétrique et à une profondeur stratégique iranienne alimentée par un soutien technique extérieur discret mais déterminant. Cette période est marquée par le passage d'une campagne de frappes chirurgicales à une guerre globale des infrastru


Rédaction

Rédaction

Une semaine dans la Guerre d'Iran, vue d'Occident, par Thibault de Varenne

Une semaine dans la Guerre d'Iran, vue d'Occident, par Thibault de Varenne

La période s'étendant du 21 au 28 mars 2026 représente une phase de transition critique. Cette séquence se caractérise par un glissement doctrinal de la coalition américano-israélienne : passant d'une campagne de bombardements stratégiques à une guerre d'attrition industrielle et infrastructurelle, tout en préparant activement le terrain pour d'éventuelles opérations aéroterrestres. L'analyse de cette semaine charnière révèle non seulement l'état de dégradation des forces de la République islam


Rédaction

Rédaction