Coiffé de sa kippa, l'ex-député Meyer-Habib, connu pour sa proximité avec Benjamin Netanyahou, vient de publier une vidéo hallucinante où il critique publiquement une décision de la justice française prise en application du droit international et des positions officielles de son pays... Manifestement, Meyer Habib n'aime plus la France, mais enfin, qui tolérerait une telle sortie de route de la part d'un ancien député musulman ?
— Meyer Habib (@Meyer_Habib) February 3, 2026

Il est des silences qui hurlent plus fort que les bombes. Dans cette France de 2026, où l’on traque la « double loyauté » imaginaire du moindre épicier arabo-musulman de banlieue dès qu’il arbore un drapeau étranger, une caste très particulière semble jouir d’un privilège d’extra-territorialité mentale. Au sommet de cette pyramide de l’impudence, on retrouve l’ineffable Meyer Habib. L’ancien député, dont la défaite de 2024 n'a semble-t-il pas entamé la conviction d'être le porte-parole d'une puissance étrangère plutôt qu'un serviteur de la République, vient de franchir un nouveau cap dans l'indécence.

Le sujet ? Des mandats d'amener. Pas pour un simple vol à l'étalage, mais pour « complicité de génocide ». La justice française, par la voix du Parquet National Antiterroriste (PNAT), s'intéresse enfin au cas de Nili Kupfer-Naouri et Rachel Touitou. Ces deux citoyennes, qui chérissent leur passeport tricolore autant qu'elles piétinent les principes humanitaires les plus élémentaires, sont soupçonnées d’avoir encouragé (voire aidé) le blocage systématique de l'aide vitale destinée aux civils de Gaza.


Le privilège de l’insulte souveraine
Dans une vidéo (ci-dessus) qui tourne en boucle sur les réseaux, Meyer Habib s'insurge. Il vitupère contre « ses » juges, contre « sa » justice, coupables à ses yeux de faire leur travail : appliquer le Code pénal français à des ressortissants français. Car c’est bien là que le bât blesse pour la clique des binationaux à géométrie variable.
Imaginez une seconde — faisons cet exercice de politique-fiction — un député d’origine maghrébine, assis sur les bancs de l’Assemblée, qui prendrait la défense d’une militante franco-algérienne sous mandat d’amener pour avoir entravé des opérations humanitaires au Sahel au nom d'une idéologie suprémaciste. Les plateaux de CNews exploseraient, on crierait au « séparatisme », à l’ennemi de l’intérieur, on exigerait la déchéance de nationalité avant même la fin du générique.
Mais pour Meyer Habib, l’hostilité aux positions officielles de la France — qui, rappelons-le, condamne la colonisation et exige un accès humanitaire total — est devenue une seconde nature. Soutenir Nili Kupfer-Naouri, cette égérie de l'organisation « Israel Is Forever » qui prône l’annexion pure et simple de la Cisjordanie occupée, c’est cracher au visage de la diplomatie française.


Le devoir des binationaux : la loyauté n’est pas un buffet à volonté
Il est temps de poser la question qui fâche : à quoi sert la nationalité française si elle n'oblige plus à rien? La binationalité n’est pas un « passe-droit pour l’impunité ». L’article 113-6 du Code pénal est clair : la compétence personnelle active permet de poursuivre tout Français pour des crimes commis hors de nos frontières.
Pourtant, Kupfer-Naouri et Touitou, bien à l'abri en Israël, comptent sur les réseaux d'influence de Meyer Habib pour délégitimer l'action judiciaire. Pour ces militantes, la France est une « assurance rapatriement », mais ses lois sont une option facultative. Kupfer-Naouri ose affirmer « qu'il n'y a pas de population civile innocente à Gaza ». Des propos qui, dans n’importe quel autre contexte, vaudraient à leur auteur une convocation immédiate pour provocation à la haine ou au génocide.

La République bananière des réseaux d’influence
En s’attaquant aux mandats d’amener émis en juillet 2025, Meyer Habib ne fait pas que défendre des alliées idéologiques. Il commet une entorse majeure à la séparation des pouvoirs. Un parlementaire, ou ex-parlementaire, n’a pas à « refaire l’instruction » d’une affaire pénale. En agissant ainsi, il se place dans une position de dissidence diplomatique et judiciaire permanente.
Le problème n’est pas seulement qu’il soutienne des thèses radicales ; le problème est qu’il utilise sa stature publique pour protéger des individus soupçonnés d’avoir créé délibérément des conditions de famine et de destruction physique d'un groupe humain. C'est une insulte à l'État de droit que nous, souverainistes, prétendons défendre.
Restaurer l’autorité de la Loi
Si la France veut encore être prise au sérieux sur la scène internationale, elle doit cesser de tolérer ces poches d’insoumission au sein de ses élites politiques. La justice française, en émettant ces mandats pour complicité de génocide, ne fait que rappeler une vérité oubliée : nul n'est au-dessus de la Loi, pas même les amis du « Grand Dessein » de Netanyahou.
Le « devoir de binationalité », c’est d’abord le devoir de ne pas impliquer la France dans des crimes internationaux. Si Meyer Habib préfère servir les intérêts d'une puissance étrangère contre la justice de son propre pays, qu'il en tire les conclusions logiques. Mais qu'il cesse de nous donner des leçons de patriotisme pendant qu'il organise le sabotage de la souveraineté pénale de la République.
La question reste posée : jusqu’à quand tolérerons-nous ce double standard?






