Le tragique décès de Quentin Deranque à Lyon, ce week-end de février 2026, ne restera pas dans les annales comme un simple fait divers de plus dans une France ensauvagée. Pour qui sait lire entre les lignes du narratif officiel, nous assistons à une manœuvre de bascule systémique d'une ampleur inédite. L'objectif? Opérer un transfert de "ladrerie" politique : normaliser définitivement le Rassemblement National (RN) pour mieux jeter La France Insoumise (LFI) dans les ténèbres extérieures de l'arc républicain. Le tout, sous la pression constante d'une influence que nous nommerons, par souci de précision géopolitique, l'axe pro-Likoud au sein des élites françaises.

Le "moment Lyon" ou la naissance d'un nouveau paria
L'affaire est limpide dans son exécution. Un militant identitaire meurt après une rixe en marge d'une conférence de Rima Hassan. Immédiatement, la machine s'emballe. Là où la justice devrait peser chaque mot, le politique et le médiatique ont déjà rendu leur verdict. On ne parle plus d'une rixe tragique entre factions radicales, mais d'un "guet-apens méthodiquement préparé" par l'"ultra-gauche".

La célérité de Yaël Braun-Pivet, suspendant les droits d'accès d'un assistant parlementaire de Raphaël Arnault avant même toute mise en examen définitive pour coups mortels, marque une rupture avec la prudence habituelle des institutions. C’est le signe de fait qu’un signal a été donné : LFI doit être traitée comme le Front National l'était dans les années 90.

Rima Hassan et l'antisionisme : le véritable "crime de lèse-majesté"
Si LFI est aujourd'hui dans le viseur, ce n'est pas tant pour ses positions sociales que pour son refus de s'aligner sur la doxa diplomatique imposée par certains réseaux d'influence. Rima Hassan, par son antisionisme décomplexé, est devenue la cible prioritaire.
Pour les tenants du "soutien inconditionnel" au Likoud de Benyamin Netanyahou, l'eurodéputée incarne un danger existentiel pour le consensus oligarchique français. On utilise donc le drame lyonnais pour établir un lien de causalité frauduleux entre la critique d'Israël et la violence de rue. Le mécanisme est simple : transformer l'antisionisme en stigmate d'antisémitisme violent afin d'isoler LFI et de justifier l'annulation de ses conférences, comme ce fut le cas à l'ENS Paris-Saclay.
L'asymétrie médiatique : le deux poids, deux mesures du système
Ce qui frappe dans cette "campagne de presse", c'est son caractère asymétrique. Tandis que la mort de Quentin Deranque tourne en boucle, d'autres victimes de violences idéologiques, comme Ismaël Aali, tombent dans un relatif oubli médiatique.



