Si vous espériez voir le prix du litre de gazole repasser sous la barre des 1,50 € comme "avant", j'ai une mauvaise nouvelle pour vous. Et ce n'est pas moi qui le dis, mais Michel-Édouard Leclerc.

Le patron des centres E. Leclerc multiplie les sorties médiatiques en ce printemps 2026 pour nous avertir : la crise énergétique n'est pas une simple vague, c'est un changement de régime.

Décryptons ensemble pourquoi, selon lui, nous sommes coincés avec un pétrole cher.
1. Le "Mur Logistique" : la fin du gazole de proximité
Pendant des années, la France a roulé grâce au gazole russe, qui représentait 25 % de notre marché. Aujourd'hui, ce robinet est fermé. Pour remplir les réservoirs, il faut désormais aller chercher le carburant beaucoup plus loin : au Moyen-Orient ou dans le Golfe du Mexique.
C'est mathématique : le trajet est plus long, les tankers coûtent plus cher, les assurances flambent et — détail crucial — tout se paie en dollars. Michel-Édouard Leclerc souligne que même si le cours du baril baisse à Londres, si l'euro est faible face au billet vert, la baisse est totalement annulée pour nous, à la pompe.

2. Les "Oligarques" et le poker menteur géopolitique
C'est sans doute l'argument le plus incisif de Michel-Édouard Leclerc. Selon lui, les belligérants et les grandes oligarchies pétrolières n'ont aucun intérêt économique à ce que les prix redescendent. Il décrit un véritable "poker menteur" où l'instabilité (notamment autour du détroit d'Ormuz) sert de levier pour maintenir des revenus élevés.
