Plus de 85% de risques que Trump bombarde durement l'Iran cette nuit, par Thibault de Varenne

Plus de 85% de risques que Trump bombarde durement l'Iran cette nuit, par Thibault de Varenne


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Mesdames, messieurs, l'heure est au recueillement stratégique, mais surtout à l'effroi. À l'heure où je vous parle, il est un peu plus de 22 heures à Paris en ce mardi 7 avril 2026, et le monde retient son souffle. Nous sommes entrés dans la zone grise du compte à rebours final. À Washington, il reste moins de quatre heures avant l'échéance fatidique de 20 heures (minuit GMT). Donald Trump l'a dit sur Truth Social, avec cette brutalité verbale qui est devenue sa signature de guerre : « Une civilisation entière mourra ce soir ». Ce n'est plus une métaphore, c'est un plan de vol.

Selon mes analyses et les mouvements de troupes observés, la probabilité d'une frappe massive au cours de cette nuit du 7 au 8 avril dépasse désormais les 85 %. Pourquoi une telle certitude? Parce que tous les voyants sont au rouge cramoisi.

La guerre d’Iran vue d’Iran, du 27 mars au 4 avril, par Thibault de Varenne
La période charnière s’étendant du 27 mars au 4 avril 2026 représente une phase de transition critique dans le conflit opposant la République islamique d’Iran à la coalition dirigée par les États-Unis et Israël, connue sous le nom de code opérationnel « Epic Fury ». Après un mois de bombardements intensifs visant
La guerre d’Iran vue d’Occident, du 28 mars au 4 avril, par Thibault de Varenne
Le conflit déclenché le 28 février 2026 par les frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre la République islamique d’Iran a atteint, durant la période du 27 mars au 4 avril 2026, un point de bascule critique. Cette phase, marquant l’entrée dans le deuxième mois de l’opération « Epic Fury » (États-Unis)

L'échec du « Grand Machin » et le mur diplomatique

La diplomatie onusienne vient de rendre l'âme. Aujourd'hui même, la Russie et la Chine ont apposé leur veto définitif à une résolution du Conseil de sécurité qui tentait désespérément de rouvrir le détroit d'Ormuz. Pour Washington, le message est reçu : la voie légale est une impasse, la force sera le seul langage. Certes, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a tenté une médiation de la onzième heure, demandant un report de deux semaines. Mais si la Maison-Blanche se dit « au courant » de la proposition, Donald Trump a coupé court lors de son interview sur Fox News, évoquant des « négociations tendues » sans confirmer le moindre sursis. Pour lui, « 20 heures, c'est maintenant ».

Russia and China veto watered-down UN resolution aimed at reopening the Strait of Hormuz
The vote — 11 in favor, two against and two abstentions — took place just hours before an 8 p.m. Eastern deadline set by U.S. President Donald Trump for Iran to open the strategic waterway or face attacks on its power plants and bridges.

La machine de guerre est en position