Obligation vaccinale: un couple saisit la justice

Obligation vaccinale: un couple saisit la justice


Partager cet article

Quelques 2.7 millions de professionnels travaillant dans le domaine de la santé et Ehpad sont concernés par l’obligation vaccinale en vigueur depuis le 15 septembre. Une mesure largement contestée. Avec l’obligation vaccinale, si le professionnel n’a pas reçu au moins une dose de vaccin anti-covid, ce dernier pourra être licencié et non rémunéré. C’est le cas du couple qui a saisi le tribunal judiciaire de Saint-Brieuc dans les Côtes-D’armor.

Un refus de recevoir un vaccin en phase d’expérimentation

Le jeudi 23 septembre dernier, le tribunal judiciaire de Saint-Brieuc a traité une affaire opposant un couple de soignants et le réseau Agro qui regroupe une vingtaine d’établissements pour personnes âgées.

Les plaignants, dont l’aide-soignante et son époux cuisiner, demandent à la justice un report de la vaccination exigée par leur employeur. Ils pensent avoir le droit de refuser un vaccin en phase d’expérimentation et d’attendre un vaccin définitif.

Dans sa plaidoirie, leur avocat, Me Ludot, a déclaré que les vaccins contre la Covid-19 sont encore des thérapies géniques expérimentales. Ainsi, selon le Code de la santé publique, il est interdit de forcer quelqu’un à prendre part à cet essai thérapeutique. Il demande au tribunal de Saint-Brieuc de saisir le Conseil d’Etat afin de fournir un « statut juridique précis sur les vaccins ».

De son côté, l’avocate du réseau Argo stipule que son client ne fait que mettre en application la loi du 5 août 2021. Cette législation lui donne le droit de vérifier la vaccination complète de ses employés et de sanctionner ceux qui refusent de respecter la mesure d’obligation vaccinale. La sanction peut être une suspension du contrat de travail ou un licenciement définitif. L’avocate du réseau souhaite porter l’affaire devant le conseil des prud’hommes.

Verdict attendu le 14 octobre

Pour le moment, les deux plaignants ne sont pas encore suspendus. Le tribunal de Saint-Brieuc devrait rendre son verdict le 14 octobre prochain. Il faut mentionner que bien d’autres dossiers similaires sont en cours de traitement.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Médicaments : dès le 1er septembre, refuser un traitement de substitution vous coûtera cher
Photo by Roberto Sorin / Unsplash

Médicaments : dès le 1er septembre, refuser un traitement de substitution vous coûtera cher

À partir du 1er septembre 2026, refuser sans justification médicale un médicament hybride ou biosimilaire proposé par le pharmacien fera perdre le bénéfice du tiers payant. Le patient devra avancer la totalité du prix et pourra, dans certains cas, être remboursé sur la base d’un produit moins cher. Une décision technique en apparence, lourde de conséquences pour des millions d'assurés. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Retards SNCF : 70 millions d'euros d'indemnités que personne ne réclame
Photo by Loukian Jacquet / Unsplash

Retards SNCF : 70 millions d'euros d'indemnités que personne ne réclame

En 2023, 119 millions d’euros auraient dû être versés par le groupe SNCF au titre des retards, mais seuls 49 millions ont été réclamés par les voyageurs. Soit environ 70 millions d’euros laissés de côté, alors même que les procédures de compensation sont censées garantir les droits des usagers. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte,


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

283 milliards à dépenser avant la fin du mois : la panique bruxelloise
Photo by Christian Lue / Unsplash

283 milliards à dépenser avant la fin du mois : la panique bruxelloise

À quelques semaines de l’échéance de la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR), Bruxelles voit les États membres accélérer leurs dépenses pour ne pas perdre les crédits disponibles. Sur une enveloppe de 650 milliards d’euros, seulement 367 milliards avaient été versés, tandis que seulement 40 % des objectifs prévus pour août 2026 avaient été atteints. La Cour des comptes européenne redoute qu’une telle course au décaissement multiplie les erreurs. LE COURRIER DES STRATÈGES Rest


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany