Nouveau vent de panique mondial autour du Mpox

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Une nouvelle alerte liées au nouveau variant du virus du Mpox en Afrique centrale. Une étude récente publiée dans Eurosurveillance a mis en lumière une sous-variante du mpox, le clade Ib, qui toucherait principalement les filles et les jeunes femmes. Cette souche, déjà responsable de la mort de plusieurs centaines d’enfants en République démocratique du Congo (RDC), se propagerait également dans les pays voisins. Pour l’heure, on ignore sa dangerosité, un premier cas d’infection de ce nouveau variant aurait déjà été confirmé en Allemagne. Le climat de peur propre à justifier les contraintes d’ordre sanitaires n’en finit visiblement pas.

Une nouvelle étude révèle que la sous-variante clade Ib du mpox pourrait représenter un danger particulier pour les filles et jeunes femmes. Déjà responsable de décès dans l’est du Congo, cette souche se propagerait rapidement dans les régions voisines et pourrait devenir un nouveau défi sanitaire global. Selon les CDC de l’Union Africaine, la souche Ib, plus virulente, est largement présente en République démocratique du Congo (RDC), pays le plus affecté avec près de 14 000 cas confirmés. Le Burundi suit avec une centaine de cas. Cette souche s’est également propagée au Rwanda (quatre cas), en Ouganda (deux cas), ainsi qu’en Suède et au Kenya (un cas chacun), des pays qui, comme le Burundi, n’avaient jamais enregistré de cas de variole auparavant.

Une souche plus mortelle

Avec un âge médian de 9,5 ans chez les personnes infectées, la population féminine semble particulièrement vulnérable. Les analyses montrent que les filles infectées ont en moyenne six ans, tandis que les garçons touchés sont bien plus âgés, avec une moyenne de 17,5 ans. Ce décalage interpelle les chercheurs sur la transmission du virus et ses effets spécifiques selon le sexe.

Selon l’étude, les symptômes observés chez les personnes infectées sont particulièrement sévères. En plus d’une éruption cutanée généralisée et pustuleuse, 20 % des cas incluent des éruptions génitales. Parmi les autres symptômes, on note la fièvre, les ganglions lymphatiques enflés, des douleurs musculaires, et même, dans certains cas, une perte de la vision.

Cette sous-variante semble se propagerait à un rythme plus rapide que les précédentes, principalement via des contacts physiques étroits, y compris des rapports sexuels. Contrairement à le virus clade II qui touche principalement les hommes ayant des relations homosexuelles, cette nouvelle souche semble affecter également les femmes, en particulier les plus jeunes.

Avant l’apparition actuelle du clade Ib, le Burundi n’avait signalé aucun cas de mpox. Aucun décès lié n’a été enregistré dans le pays, alors même que 42.000 cas ont été enregistrés en Afrique depuis janvier et 1 100 Africains sont morts par toutes les variantes du virus, selon l’agence sanitaire de l’Union africaine.

Cas détectés en Allemagne

L’Institut de veille sanitaire Robert Koch (RKI) a annoncé mardi la confirmation en Allemagne du premier cas d’infection par le nouveau variant du virus mpox, ajoutant qu’il considérait le risque pour l’ensemble de la population comme faible, a rapporté Reuters.

«Le 18 octobre 2024, une infection au mpox par le nouveau clade 1b, contracté à l’étranger, a été détectée en Allemagne…On considère actuellement que le risque pour la santé de la population en général en Allemagne est faible»

, a déclaré le RKI, ajoutant qu’il suivait la situation de près et adapterait son évaluation si nécessaire.

Face à cette nouvelle menace, les autorités sanitaires internationales, notamment l’OMS, recommandent des mesures préventives strictes. La surveillance des cas, la mise en quarantaine des personnes infectées, et la réduction des contacts physiques dans les zones à risque sont primordiales. Le mpox, tout comme la variole, peut se transmettre par des objets contaminés, les soins de santé, et même pendant la grossesse. Pour rappel, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré que le mpox était une urgence mondiale de santé publique pour la deuxième fois en deux ans en août, après une épidémie d’infection virale en République démocratique du Congo qui s’est propagée aux pays voisins.


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