La mort de Quentin Deranque, militant français de 23 ans, après une agression à Lyon, suscite des réactions européennes. La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, évoque une « blessure pour toute l’Europe » et dénonce un climat de haine idéologique.

La mort de Quentin Deranque dépasse le cadre national. Sur le réseau social X, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a exprimé son émotion après le décès du jeune militant. Elle dénonce un climat de haine idéologique et appelle au dialogue démocratique, soulignant que la violence blesse toute l'Europe.
Réaction de Giorgia Meloni
Hier, sur le réseau social X, Giorgia Meloni a exprimé son indignation. Selon elle, Quentin Deranque a été attaqué par des groupes liés à l'extrémisme de gauche (sans citer d’organisation précise), dans un climat de haine idéologique qui touche plusieurs nations.

Elle a qualifié le meurtre d’« événement qui nous choque et nous attriste profondément ». Selon elle, « la mort d’un garçon d’un peu plus de vingt ans (…) est une blessure pour toute l’Europe ». La dirigeante italienne évoque un « climat de haine idéologique » qui toucherait plusieurs pays européens. Elle ajoute que remplacer le dialogue par la haine et l'agression physique affaiblit la démocratie.
Elle affirme qu’« aucune idée politique, aucune opposition idéologique ne peut justifier la violence ».
Une affaire à dimension européenne
L’intervention de Giorgia Meloni marque une internationalisation politique de l’affaire. En qualifiant ce drame de « blessure pour toute l’Europe », la dirigeante italienne élargit le débat au climat politique continental.

Au-delà des réactions, les faits restent au cœur du dossier : un jeune homme est mort après une agression collective. L’enquête judiciaire devra établir les responsabilités individuelles et déterminer si les faits relèvent d’une organisation structurée ou d’une action spontanée.

L'enquête pour homicide volontaire progresse. Onze personnes ont été interpellées depuis mardi soir. Parmi elles, deux collaborateurs parlementaires du député LFI Raphaël Arnault et un ancien stagiaire. Une source proche du dossier indique que la plupart sont membres ou proches de la Jeune Garde, un mouvement antifa fondé en 2018 par Arnault et dissous par le gouvernement pour violences. Certains interpellés sont fichés S, signalant un risque pour la sécurité de l'État.

La dénonciation de Meloni appelle à une réflexion sur la tolérance et le dialogue. L'enquête en cours pourrait révéler plus sur les réseaux impliqués, tandis que la société civile attend des mesures pour prévenir de telles violences.



