Menace d’une nouvelle vague de COVID causée par BA.4 et BA.5, deux nouvelles variantes d’Omicron

Menace d’une nouvelle vague de COVID causée par BA.4 et BA.5, deux nouvelles variantes d’Omicron


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Alors que le variant Omicron domine dans plusieurs pays actuellement. Nommés BA.4 et BA.5, deux nouveaux variants d’Omicron ont été détectés aux Etats-Unis. Classés « variants d’intérêt » par l’OMS, ces deux nouveaux sous-variants de la lignée omicron seraient plus transmissibles que la souche originale BA.1 d’après les experts.

Les recherches concernant l’évolution du coronavirus continuent. Selon les scientifiques, comme avec Omicron, les vaccins anti-Covid-19 semblent perdre en efficacité face à ces deux nouvelles souches filles d’Omicron originaires d’Afrique du Sud, BA.4 et BA.5. Faut-il craindre une nouvelle vague de pandémie ? Les médecins sud-africains constatent pour l’instant des souches sans gravité, avec une contagiosité confirmée, mais moins virulente.

Deux sous-variants d’Omicron plus infectieux

Le site Fortune a rapporté vendredi que les deux sous-variants d’Omicron BA.4 et BA.5 ont été détectés aux Etats-Unis. Le premier cas d’infection au BA.4 a été détecté pour la première fois le 30 mars. En revanche, l’échantillon le plus précoce de BA.5 a été prélevé le 29 mars. Madison Stoddard, chercheur sur le COVID-19 à la société de développement de médicaments Fractal Therapeutics, a confirmé vendredi qu’il y avait douze cas de BA.4 et cinq cas de BA.5 séquencés aux États-Unis dans GISAID, une base de données de recherche internationale qui suit les changements dans le Covid.

Il est à noter que les deux nouveaux variants de Covid-19 sont originaires d’Afrique du Sud. BA.4 et BA.5 sont reconnus comme prédominants en Afrique du Sud. Ils représentent actuellement 70% des souches séquencées. BA.4 y aurait émergé au milieu du mois de décembre 2021 et BA.5 au début du mois de janvier 2022.

Hautement transmissible, l’Institut national des maladies transmissibles en Afrique du Sud a recensé environ 4.000 à 6.000 nouvelles contaminations par jour. Mais pour le moment, il n’y a aucune augmentation des hospitalisations ni des décès.

Les recherches ont également révélé que ces deux souches d’Omicron ont le pouvoir d’échapper aux anticorps fournis par les vaccins. Ces variants montrent une certaine résistance aux vaccins.

Selon Alex Sigal, professeur à l’Africa Health Research Institute en Afrique du Sud, les personnes vaccinées et infectées par Omicron peuvent tomber malades en cas d’infection à ces sous-variants. Toutefois, le risque d’hospitalisation ou de décès reste faible.

Notons que les symptômes de la maladie provoquée par les deux virus sont similaires à ceux d’Omicron. Pour le moment, aucun cas de détresse respiratoire n’a été détecté. Il faut dire que c’est le symptôme le plus dangereux du Covid-19.

Une nouvelle vague d’infection possible, mais peu sévère

Selon Alex Sigal, le risque d’une nouvelle vague d’infection est à craindre en raison de la capacité des deux virus à échapper à l’immunité, provenant de la vaccination ou d’une infection antérieure.

Cependant, elle ne sera pas aussi virulente que les vagues précédentes puisque la plupart des individus dans le monde ont déjà été infectés par l’Omicron.

Notons que le médecin et son équipe ont mené une nouvelle étude visant à mesurer la gravité des maladies générées par les souches BA.4 et BA.5. Ils ont effectué des tests sur des échantillons de sang de personnes vaccinées avec les vaccins Pfizer ou Johnson & Johnson et qui ont déjà contracté le variant BA.1.

Un autre test a été réalisé sur des personnes infectées par BA.1, mais non vaccinées. Les résultats indiquent que les anticorps neutralisants étaient trois fois plus nombreux chez les individus vaccinés et infectés par BA.1.

Alex Sigal ne s’attend pas à une énorme vague avec les sous-variants BA.4 et BA.5, étant donné qu’Omicron a infecté nombreuses personnes dans le monde. Il ne s’attend pas non plus à « une vague virulente de la maladie », étant donné la protection – bien que réduite- offerte par la vaccination ou une infection antérieure par Omicron.

En revanche, l’équipe craint une hausse des cas d’infection, mais peu sévère. L’équipe de chercheurs a ajouté qu’il faut une nouvelle souche très différente comme le Delta pour provoquer une vague d’infection dangereuse. Pour Alex Sigal, il existe de « bonnes preuves que le Covid est en train de s’atténuer avec le temps ».

De leur côté, Bill Gates et l’OMS , champions dans l’orchestration de la peur ont déjà mis en garde sur un scénario du pire. Ils redoutent « un virus encore plus contagieux et encore plus mortel », une situation qui va contraindre les autorités sanitaires et laboratoires pharmaceutiques à imposer le tout vaccinal, en mettant au point de nouveaux vaccins.


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