Même Libération dénonce les conflits d’intérêts avec l’Industrie Pharmaceutique dans la gestion du Covid

Même Libération dénonce les conflits d’intérêts avec l’Industrie Pharmaceutique dans la gestion du Covid


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Le Journal Libération soulèverait-il un coin du couvercle? L'interview avec un chercheur spécialiste du développement est l'occasion pour le journal de se rapprocher de la question des conflits d'intérêts liés à l'industrie pharmaceutique. Malheureusement la perspective adoptée ne sort pas du "tout vaccinal".

Evoquer les connivences entre l'industrie pharamaceutique et les gouvernements

Le Journal Libération a, jusqu’à maintenant, appuyé sans états d’âme les décisions de politiques sanitaire du gouvernement tout au long de la crise du COVID.  Et, plus généralement, la politique sanitaire majoritairement mise en oeuvre dans les pays occidentaux selon les principes du Grand Reset et la pratique d’un capitalisme de connivence où les gouvernements subventionnent par des achats massifs l’industrie pharmaceutique.

On voit cependant la critique poindre le bout de son nez – pas directement mais dans une interview avec le chercheur Germán Velásquez. Bien entendu, ce dernier reste largement prisonnier d’une phraséologie de gauche quand il dénonce la gestion de l’épidémie de Covid par les pays riches, qu’il estime «financière et politique avant d’être sanitaire ou humanitaire». Mais on voit surgir l’amorce d’une mise en cause de l’industrie pharmaceutique à propos du molnupiravir de Merck.

Selon lui, l’antiviral de Merck et de l’université américaine Emory  présenterait des effets secondaires incertains. Constatant que l’antiviral devrait recevoir bientôt l’approbation des autorités sanitaires , le chercheur s’étonne que Merck fasse déjà de grandes annonces, comme si la décision était acquise d’avance.

Par exemple, souligne Germain Velasquez, l’entreprise parle  de lever les  brevets sur l’antiviral pour environ 105 pays et de la distribution gratuite du médicament aux pays pauvres. Avec de telles promesses, le laboratoire pharmaceutique américain fait pression aux autorités sanitaires dans le but d’obtenir une autorisation.

De plus, le médicament n’est même pas approuvé par les organismes de réglementation ou l’Agence européenne des médicaments et voilà que les pays riches se lancent au préachat. Il faut citer entre autres les Etats-Unis, ou le Département américain de la Santé s’est engagé à acheter pour 1,2 milliard de dollars du produit soit 1.7 million de doses, en cas d’autorisation de mise sur le marché de la FDA , la France qui a commandé 50.000 doses de l’antiviral.

Au total, la question est posée de liens d’intérêts entre les pays industrialisés et l’Industrie Pharmaceutique.

Demande d’exemption des droits de propriété intellectuelle sur les traitements anti-Covid non validée

Malheureusement, le reste de l’entretien ne sort pas de la doxa internationale, sur laquelle une grande partie de la gauche conforte le discours de la gouvernance mondiale tout en plaquant sur elle une « fausse conscience » de gauche. Germain Velasquez est incapable de sortir du « schéma vaccinal » !

Cela fait un an, explique-t-il, que l’Inde,  l’Afrique du Sud et plus de 100 pays luttent pour l’exemption des droits de propriété intellectuelle des vaccins et des divers traitements contre la Covid-19. C’est un moyen de les rendre plus accessibles, notamment aux pays pauvres. Pourtant, ils n’ont pas encore obtenu gain de cause, regrette-t-il.

Même chose, quand il adopte le mode de raisonnement de l’OMS. Dernièrement, l’OMS, par le biais de son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus, a demandé l’arrêt de l’administration d’une troisième dose du vaccin afin que les pays présentant un taux de vaccination faible puissent accéder à cette protection sanitaire. Alors que 60% de la population européenne ont déjà complété leur parcours vaccinal.

Au fond, ce que regrette le spécialiste des pays en développement, ce n’est pas qu’on ait escamoté le débat sur des médicaments génériques et sur leur moindre coût pour lles pays concernés. Pas question de s’interroger sur l’effet positif de l’hydroxychloroquine en Afrique ou de l’ivermectine en Inde ! En revanche, pourquoi ne pas exporter les problèmes posés par les vaccins occidentaux?

Les pays industrialisés continuent à monopoliser les vaccins anti-Covid. Le même scénario pourrait se produire avec le médicament molnupiravir de Merck.

Echec de l’initiative Covax

En fait, ce qu’un expert comme Germain Velasquez ne voit pas, c’est que c’est l’ensemble de la gouvernance internationale qui est mis en cause. L’ONU (Organisation des Nations Unies) a mis en place l’initiative Covax. Elle est censée permettre aux pays défavorisés d’accéder aux vaccins et ce sont les nations les plus riches qui devront financer l’achat des traitements. Mais la démarche a pratiquement échoué. En effet, seules 194 millions de doses de vaccins parmi les 1,3 milliard promises par les pays industrialisés ont été fournies.  La solidarité planétaire n’existe pas. Constat désabusé d’un expert qui a cependant du mal à penser hors des sentiers battus.


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