Macron est-il au bout du rouleau?

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Physiquement, le Président Macron souffre sous le poids de sa tâche. Selon les dernières rumeurs, son état général serait plutôt en baisse, et la fatigue se fait lourdement sentir. Brigitte Macron ne fait plus guère mystère de l’usure qui affecte son mari… et leur couple. Le Président pourrait renoncer à se présenter à sa propre succession en 2022.

Macron est-il au bout du rouleau? Beaucoup le pensent. Son apparition à Honfleur, en Normandie, pour la Toussaint, a laissé une mauvaise impression. L’homme semble avoir pris un coup de vieux et parait à la fois inquiet et miné par sa tâche.

« A Honfleur, tout le monde a remarqué ses tempes qui se dégarnissent, son visage qui se creuse. Il faut dire que la situation politique de la France le préoccupe énormément… », confiait l’un de ses proches collaborateurs à Voici.

Pour éviter de craquer, Emmanuel Macron aurait réduit son rythme de travail et s’astreindrait à des moments de repos familial.

Il avait plus que besoin de faire un break, d’ailleurs, il n’a quasiment pris personne au téléphone pendant ces quatre jours.

Comme ses prédécesseurs, le Président de la République est donc rattrapé par la lourdeur de sa mission. Sa manie de travailler trop le conduit déjà à un point de rupture.

Dans les mois qui viennent, cette fatigue personnelle sera à retenir comme un élément clé de l’exercice du pouvoir. L’hyper-présidentialisation use les hommes. Rien n’exclut que l’usure modifie en profondeur les conditions de toute prise de décision majeure à l’Elysée.

La réaction forte d’Emmanuel Macron après l’interview (raisonnable) de Jean-Paul Delevoye l’a montré. Le Président est sur les nerfs et sa tendance à tout contrôler en ressort exacerbée. Elle pourrait, dans les mois à venir, lui jouer un bien vilain tour.

Les postures d’Emmanuel Macron ne brillent pas toutes par leur extrême constance. Là encore, la réforme des retraites montre combien l’exécutif peut désormais être difficile à tenir. On retiendra ici les propos de Delevoye sur la maîtrise des nerfs comme qualité principale pour exercer le pouvoir.

La phrase en dit long sur le désarroi du pouvoir.


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