Macron continue de corriger son peuple nouveau, par Nicolas Bonnal


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Le Français rend les armes de papa et se coupe joyeusement et benoîtement le courant. Il a peur pour le climat et pour le carbone. Macron en prend décidément à son aise avec son peuple nouveau. Peuple nouveau dont il est si fier et il aurait tort de se priver. Ce bon berger de Davos a bien travaillé. Le troupeau qui a accepté tous les vaccins et tous les contrôles numériques du monde, le troupeau qui va accepter le marquage numérique et le pass carbone et tous les Resets économiques ou sexuels continue de jouer le jeu. Il est vrai que cette mutilation l'excite. La Terreur par la Vertu, disait déjà Robespierre.

Philippe Muray avait raison de dénoncer le côté ludique de toute cette postmodernité totalitaire : les nazis et les autres adoraient les défilés et les festivités. On voit donc que pour s’amuser avec la petite fée électricité le troupeau s’en prive ; que pour ne pas pas en manquer on n’en consomme pas ; et que pour bien se faire voir tel personnel hospitalier se contente de six degrés à la cantine d’un CHU pendant les gosses étudient (il y a encore des couillons pour envoyer leurs gamins encore sexués à l’école ?) par six degrés ou moins. Un copain me parlait de six degrés au -dessous de zéro en Bourgogne. Bonne chance aux téléphages, le climat se réchauffe.

Borne se fout de la gueule du parlement collabo en imposant ses 49-3 à la chaîne et elle a raison de le faire. Je me souviens de ce passage à la télé de Vendredi ou les Limbes du Pacifique : l’esclave est tellement soumis que le maître exaspéré lui impose n’importe quel ordre. On est en France le pays des Lumières et des Droits de l’Homme et de la tolérance, etc.

Au bout de deux siècles de cet esclavage républicain qui va en finir définitivement (ouf) avec la nation on peut relire Drumont alors :

« Tout vient se briser contre une indifférence absolue, contre une sorte d’ataraxie, d’impassibilité générale, qui n’est point l’ataraxie stoïque dont parle Proudhon, mais plutôt une inertie maladive, une prostration sur laquelle rien n’agit. »

Comme dirait le raseur Braun il faut être prudent et il faut se revacciner. Et comme disait l’autre jour Dechavanne (chez qui je participai jadis à une joyeuse émission) il faut rendre le masque obligatoire. Attendez quinze jours.

Au final la masse s’en fout qu’on la liquide :

« Nous autres, au bord du gouffre, nous affirmons le Progrès indéfini, une ère joyeuse et libre. Au fond, nous ne croyons même pas à Demain, et nous nous en occupons très peu. »

Nous serions entourés de festifs ?

Or comme dit encore Drumont :

« Les frivoles rient jusqu’à la mort ».

[Voir aussi] Macron a pris la mesure de son peuple nouveau – par Nicolas Bonnal – Le Courrier des Stratèges (lecourrierdesstrateges.fr)


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