Loiseau exporte ses gaffes à Bruxelles

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Nathalie Loiseau n’a pas tardé à faire profiter les Européens de son talent pour les gaffes. Dès sa première conférence de presse, elle s’est mis à dos tous ceux pour qui elle a affiché un étonnant mépris. Une fois de plus, l’européisme forcené des Français s’exprime surtout par une surprenante arrogance et par un refus de la diversité du continent. En Marche souhaite par ailleurs gommé la référence au libéralisme dans le dénomination du groupe parlementaire.

Nathalie Loiseau a accordé un entretien off à la presse française, à Bruxelles, qui ne lui a pas été très profitable. Elle a qualifié le Spitzenkandidat conservateur Manfred Weber d' »ectoplasme », ce qui semble une manière bien curieuse de traiter ses collègues. Elle aurait également manifesté du mépris pour les pays du Benelux.

Face à la fronde qui a commencé à bouillonner, la tête d’affiche marcheuse a dû écrire un mail à ses collègues où elle a repris ses techniques de défense qui ont fait leurs preuves: nier en bloc.

C’est de la pure fantaisie », écrit-elle dans son courriel. « C’est le moment de s’unir et pas de se diviser. A tout moment que ce soit maintenant ou plus tard, je m’engage au respect et à l’équité parmi les membres du groupe, c’est ce que j’attends des autres aussi

Loiseau devrait avoir un peu de mal à se faire élire à la présidence d’un groupe dont l’étiquette « libérale » devrait disparaître… à la demande de la France. Là encore, les distances que les marcheurs prennent avec le libéralisme sont révélatrices du malentendu qu’il y a à qualifier la politique macronienne de libérale.


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