L'humeur de Veerle Daens : quand la droite brade nos identités pour protéger les chérubins

L'humeur de Veerle Daens : quand la droite brade nos identités pour protéger les chérubins


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Les Républicains ont voté comme un seul homme la proposition de loi prétendument destinée à protéger les mineurs contre les réseaux sociaux, mais permettant d'imposer une vérification d'identité à tous les adultes sur ces mêmes réseaux. Rappelons qu'Emmanuel Macron est le principal demandeur de ce texte dont les mollahs iraniens n'osaient pas rêver dans leur propre pays.

Mes félicitations les plus acides à nos chers conservateurs de l'Hémicycle. Ils l’ont fait. Sous couvert de protéger l’innocence de nos chérubins face aux démons de TikTok et d’Instagram, ils ont voté avec l’enthousiasme de néophytes une proposition de loi qui est, en réalité, le plus beau cadeau jamais offert au flicage numérique généralisé.

Mineurs sur les réseaux sociaux : ces risques liberticides que la loi Attal fait courir, par Élise Rochefort
Le couperet est tombé hier. Avec l’adoption de l’article 6-9, le législateur ne se contente plus de « recommander » : il impose une muraille de Chine numérique entre les moins de 15 ans et les réseaux sociaux. Si l’intention — protéger nos enfants des abysses algorithmiques — est noble, la méthode, elle,

Quelle prouesse intellectuelle ! Quelle audace dans la servilité !

Bientôt, ces mêmes élus devront retourner sur leurs terres, serrer des mains sur les marchés de province et expliquer à leurs électeurs — ceux-là mêmes qui hurlent au « pass sanitaire » ou au « crédit social à la chinoise » — que pour poster une photo de leur barbecue dominical, ils devront d’abord scanner leur pièce d’identité. Car c’est là que réside le génie de la manœuvre : on ne vérifie pas l’âge d’un mineur sans vérifier celui de tout le monde. Bienvenue dans l'Internet à montrer patte blanche, où l'anonymat est un crime et où la vie privée est une relique du XXe siècle.

L’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs : glissement vers le totalitarisme? Par Elise Rochefort
En ce début d’année 2026, alors que l’Assemblée nationale et le Sénat s’écharpent pour savoir qui, de la droite sénatoriale ou des macronistes, aura la paternité de la « protection de nos enfants », il est urgent de baisser le son et de lire les petites lignes. La proposition

J’ai hâte de voir la gymnastique mentale. Comment vont-ils justifier que pour « sauver » le petit Kévin d'un algorithme trop nerveux, ils ont transformé chaque citoyen adulte en suspect permanent ?

Le conservateur français est une créature fascinante. Il se gargarise de « libertés individuelles » le matin, mais réclame un gendarme derrière chaque écran l’après-midi. Il dénonce l’État nounou, mais confie les clés de sa chambre à coucher (et de celle de ses enfants) au ministère de l'Intérieur ou, pire, à des prestataires de vérification tiers dont la sécurité est aussi étanche qu'une passoire.

Macron parviendra-t-il à filtrer l’accès des adultes à Internet ?
Alors que les yeux du monde sont rivés sur les dernières provocations de Donald Trump à Washington, le Palais Bourbon s’apprête, ce lundi, à commettre un acte dont la portée liberticide dépasse de loin les gesticulations médiatiques d’outre-Atlantique. Sous le prétexte lénifiant de “protéger nos enfants”, la Macronie tente

Messieurs les élus, si vous aviez besoin d'un rappel : la responsabilité parentale ne se délègue pas à un algorithme d'État. Si vous craignez que vos enfants voient des horreurs, enlevez-leur leur smartphone ou, idée révolutionnaire, parlez-leur. Mais non, il est tellement plus simple de sacrifier la liberté de soixante millions d'adultes sur l'autel de votre paresse éducative et de votre électoralisme moralisateur.

Vous pensiez ériger un rempart pour protéger la jeunesse ? Vous avez simplement construit la porte d'entrée d'un panoptique numérique dont vous ne possédez même pas les clés.

Savourez votre victoire. Votre électorat, lui, risque d'avoir un réveil difficile quand il comprendra que pour accéder à sa dose quotidienne d'indignation sur les réseaux, il devra d'abord demander la permission à l'État. Mais après tout, c'est pour « leur bien », n'est-ce pas ?

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