Mes chers amis, approchez, et contemplez le dernier chef-d'œuvre de nos architectes du "Progrès" : le rapport de la Cour des comptes sur le soutien aux énergies renouvelables. C’est un monument à la gloire de ce que j’appelle la « Pyromanie Administrative » : on met le feu aux caisses de l’État pour nous éclairer, et on s’étonne que ça finisse en cendres.

Le grand saut dans le vide (aux frais du contribuable)
On nous a vendu la "neutralité carbone" pour 2050 comme le Paradis sur Terre. Résultat ? L'État s'est enchaîné à des contrats de 20 ans, promettant aux producteurs des tarifs garantis, quoi qu'il arrive sur le vrai marché.
- La petite ardoise ? 26,3 milliards d'euros déjà évaporés entre 2016 et 2024.
- Le cadeau d'adieu ? Un engagement hors bilan de 87 milliards d'euros fin 2024. C’est charmant, n’est-ce pas ? C’est de l’argent que vos petits-enfants n’ont pas encore gagné, mais que l’État a déjà promis de dépenser.

L’économie selon Alice au Pays des Merveilles
Le plus drôle, si l'on apprécie l'humour noir, c'est la gestion de cette manne. La Cour nous explique, avec la pudeur d'une jeune mariée, que l'État ne connaît absolument pas l'économie des filières qu'il subventionne.
- On distribue des milliards au "guichet ouvert" sans savoir si on sur-rémunère les copains.
- On organise des appels d'offres si peu concurrentiels que les producteurs se contentent de demander des prix délirants, et l'État, ce bon prince, signe le chèque.
Et quand les prix de l'électricité deviennent négatifs sur le marché ? Nos génies ont signé des contrats qui poussent les installations à produire quand même, juste pour toucher la subvention. On paie des gens pour saturer un réseau qui n'en veut pas. C'est le triomphe de l'absurde sur la physique.

La fraude : le sport national subventionné
Mais rassurez-vous, le "Bien Commun" est protégé par une surveillance... inexistante. Le rapport note que les suspicions de fraudes font l'objet d'un traitement "disparate et insuffisant".
- La Direction Générale de l’Énergie n’a aucun bilan consolidé.
- Les sanctions sont "quasi-inexistantes".
En gros, si vous voulez devenir riche, ne créez pas de valeur, créez un dossier de subvention EnR. L'État ne sait pas combien ça coûte, ne sait pas qui il paie, et ne sait pas comment vous punir si vous trichez.
En résumé : On a remplacé un marché de l'énergie imparfait par une bureaucratie aveugle, sourde et prodigue. On nous demande de sauver la planète, mais on finit surtout par sauver les marges bénéficiaires de quelques élus du système, le tout financé par une "accise" sur votre carburant que Bercy a essayé de cacher sous le tapis lors du dernier budget.
La morale de l’histoire ? Quand le politique s’occupe du "Bien Commun", le seul bien qui reste commun, c’est la dette.

