Les chauve-souris russes porteuses d’un nouveau Covid ?

Les chauve-souris russes porteuses d’un nouveau Covid ?


Partager cet article

Une équipe de chercheurs de l’université de l’Etat de Washington a fait la découverte d’un nouveau virus de la même famille que le SARS-CoV-2 chez des chauves-souris en Russie. Selon les auteurs de l’étude, cet agent pathogène pourrait infecter les cellules humaines, mais également échapper à la protection immunitaire fournie par les injections Covid-19 actuelles. Baptisé Khosta-2, il appartient à la sous-catégorie de coronavirus appelée sarbecovirus, et pourrait constituer une menace pour la santé mondiale.

Alors que l‘Union européenne prépare les Vingt-Sept à lancer une campagne de rappel visant à enrayer un probable pic d’infections au Covid-19 attendu cet hiver. On parle désormais d’un nouveau virus, le Khosta-2. Selon une étude publiée le 22septembre dans la revue PLoS Pathogens, des scientifiques ont découvert un virus de la même famille que le Sars-Cov-2, le virus à l’origine du Covid-19, chez des chauves-souris en Russie. D’après les chercheurs de l’Université de Washington (WSU) ce genre de coronavirus circulerait depuis 2020 dans des rhinolophes, près du parc national de Sochi . Selon les travaux menés, le Khosta-2 pouvait se répliquer chez l’homme, mais aussi contourner la protection immunitaire conférée par les vaccins Covid-19 actuels. L’inquiétude monte face à une nouvelle épidémie. Le climat de peur propre à justifier les contraintes d’ordre sanitaires n’en finit visiblement pas. Et puis, il fallait bien trouver les moyens d’inventer un « danger russe » supplémentaire.

Résiste aux anticorps générés par la vaccination anti-Covid

Un virus similaire au coronavirus a été découvert chez des chauves-souris russes, grâce à une étude menée par des chercheurs de la Paul G. Allen School for Global Health du WSU.

Selon les experts du WSU, ce nouveau virus du nom de Khosta-2, appartiendrait à une sous-catégorie de coronavirus appelée sarbecovirus. Le Khosta-2 serait capable d’ infecter les cellules humaines grâce à un ensemble de protéines de surface appelé « RBD » de Khosta-2, compatible avec les cellules humaines.

Les scientifiques auraient également découvert que le Khosta-2 était capable d’échapper à la protection immunitaire conférée par les vaccins contre le Covid-19 disponibles actuellement. De même, les auteurs de l’étude ont constaté l’inefficacité des traitements à base d’anticorps monoclonaux face au Khosta-2.

Selon Michael Letko, virologue au WSU et auteur de cette étude, cette recherche vient de prouver que les virus qui circulent dans la faune sauvage pourraient devenir une menace réelle pour la santé mondiale.

Développement d’un vaccin capable de cibler tous les sarbecovirus

Selon les chercheurs, plusieurs sarbecovirus ont été découverts chez les chauves-souris d’Asie au cours de ces dernières années. La plupart de ces agents pathogènes pourraient se propager à l’homme. C’est le cas des virus Khosta-1 et Khosta-2 détectés chez les chauves-souris russes.

Notons que ces deux sarbvecovirus ont été découverts vers la fin de l’année 2020 sur des chauves-souris russes. A l’époque, les chercheurs pensaient qu’ils ne présentaient aucun danger pour l’homme. En effet, à ce jour, il n’y a aucune infection humaine causée par les virus Khostar.

Mais Letko et les autres virologues du WSU ont décidé de mener cette étude détaillée afin de connaître leurs propriétés réelles. Ils ont découvert que le virus Khosta-1 ne pouvait pas infecter les cellules humaines, contrairement au Khosta-2.

Au vu des données disponibles aujourd’hui, il n’y a pas lieu de s’inquiéter d’un nouvel événement zoonotique causé par Khosta-2. En revanche, Michael Letko avertit sur le risque de sa recombinaison avec un autre virus , en déclarant « l’inquiétude est que le Sras-Cov-2 pourrait se propager aux animaux infectés par le Khosta-2, se recombiner, puis infecter les cellules humaines. Ils pourraient être résistants à l’immunité vaccinale et avoir des facteurs plus virulents ».

Pour éviter ce « scénario noir », il recommande le développement d’urgence d’un vaccin universel capable de cibler tous les sarbecovirus.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
L'humeur de Veerle Daens : J'adore Macron et son nouveau look de dictateur latino

L'humeur de Veerle Daens : J'adore Macron et son nouveau look de dictateur latino

Ah, Emmanuel… Je dois vous faire une confidence : depuis mon petit appartement de Malines, alors que je regarde la Dyle couler tranquillement sous un ciel de plomb, je ne peux m’empêcher de fixer mon écran. C’est beau, c’est inquiétant, et on ne peut pas détacher ses yeux du spectacle. À 29 ans, je suis sans doute une cible facile pour ce genre de charisme. Mais là, il a franchi un cap. À Davos, au milieu des sommets enneigés et de l'entre-soi des puissants, notre « Mozart de la finance » a ran


CDS

CDS

Trump, comme le Titanic, va-t-il se heurter à l'iceberg de la réalité? par Thibault de Varenne

Trump, comme le Titanic, va-t-il se heurter à l'iceberg de la réalité? par Thibault de Varenne

Il règne cette année à Davos une étrange atmosphère de fin de règne, ou peut-être, plus effrayant encore, de début d'une ère dont personne ici ne possède le mode d'emploi. La station alpine, habituée aux murmures feutrés du consensus technocratique, a été percutée de plein fouet par un objet politique non identifié, ou plutôt trop bien identifié : le retour physique, tonitruant et sans filtre de Donald Trump. Le thème officiel de cette 56ème réunion, "Un Esprit de dialogue", sonne désormais com


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Le peuple et la nostalgie du sacrifiable : pourquoi la France ne sait plus "faire société"

Le peuple et la nostalgie du sacrifiable : pourquoi la France ne sait plus "faire société"

En ce 21 janvier 2026, anniversaire de la décapitation de Louis Capet, la France se recueille, ou plutôt, elle s'interroge. Sous la grisaille d'un hiver incertain, aussi mou du genou que le Bloc Central, le souvenir de la place de la Révolution et du couperet tombant sur le cou de Louis XVI n'est plus une simple image d'Épinal pour manuels scolaires en déshérence. C’est une interrogation ouverte, un pivot que nous n'en finissons pas d'interroger. Pourquoi, deux siècles plus tard, la figure du «


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

L'or ne cesse de monter : quand en acheter ? par Vincent Clairmont

L'or ne cesse de monter : quand en acheter ? par Vincent Clairmont

Nous sommes le 21 janvier 2026, et le marché des métaux précieux semble être entré dans une phase de "gravité inversée". Avec une once d’or qui flirte désormais avec les 4 750 $ (dépassant largement les 4 100 € sur nos places européennes), l’adjectif « vertigineux » n’est plus une figure de style, mais une réalité comptable. Voici mon analyse de cette envolée et des forces qui pourraient, dans les mois à venir, soit briser cet élan, soit le transformer en un socle durable. Une ascension sous


Rédaction

Rédaction