Le rôle des cellules T au cœur de la résistance au Covid

Le rôle des cellules T au cœur de la résistance au Covid


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Des études menées sur des souris ont révélé que les cellules immunitaires T peuvent offrir une protection contre le Covid-19 en cas d’absence d’anticorps. Le développement d’un vaccin capable de produire une forte réponse de ces cellules T pourrait être une solution efficace pour lutter contre le coronavirus.

Une étude  réalisée et éditée par les CDC en début d’année explique que la contraction d’une infection antérieure est en mesure de protéger un individu, bien plus que le fait de procéder à la vaccination. Les anticorps jouent un rôle essentiel dans la lutte contre le Covid et sont indispensables pour éviter qu’il n’infecte nos cellules. Notre organisme, pour faire face au virus, il y a la réponse en anticorps, mais également les lymphocytes T ou cellules T. Notre système immunitaire utilise ces cellules T, des globules blancs qui se défendent contre les agents pathogènes tels que les virus et les bactéries pour combattre les infections. Il semble que les vaccins Covid actuels n’offrent pas de résistance efficace contre Omicron. Des études ont révélé que le niveau d’immunité offerts par le vaccin Pfizer diminue rapidement après six mois. L’immunité vaccinale est moins forte que l’immunité naturelle.

Protection contre le Covid-19 en cas d’absence d’anticorps

Financée par le National Institute of Health (NIH), une équipe de recherche dirigée par le Dr Marulasiddapa Suresh de l’Université du Wisconsin à Madison a étudié deux vaccins expérimentaux conçus pour inciter l’organisme à produire un maximum de cellules T. Les auteurs de l’étude ont utilisé des souris pouvant contracter le SRAS-CoV-2.

Ils ont vacciné les souris par voie nasale ou par injection. Ils ont alors observé que les animaux vaccinés ont développé des cellules T capables d’identifier la souche initiale du coronavirus et la variante Beta. Les vaccins ont aussi permis le développement d’anticorps capables de neutraliser le virus initial SARS-Cov-2.

Trois à cinq mois après la vaccination, les souris vaccinées ont été exposées à la souche initiale du SARS-CoV-2 et à la variante Beta. Le niveau de virus dans leurs poumons était très faible.

Vers la découverte de nouveaux vaccins anti-Covid-19

Les vaccins contre le Covid-19 disponibles actuellement ont été conçus pour offrir une protection contre les formes graves de la maladie, l’hospitalisation et le décès. Toutefois, le SRAS-CoV-2 ne cesse de muter. L’efficacité de ces vaccins reste donc limitée. Les nouvelles variantes résistent à ces vaccins.

Les auteurs de cette étude ont conclu que les cellules T sont capables de reconnaître les virus responsables du Covid-19, y compris les mutations, et de tuer les cellules infectées. Autrement dit, les vaccins capables de déclencher la production de ces cellules immunitaires offriraient une protection optimale contre le SRAS-CoV-2 et ses nombreuses variantes. Ils devraient faire partie de la nouvelle génération des vaccins anti-Covid-19 d’après le Dr Suresh.

Pour rappel, les résultats d’une étude réalisée par les chercheurs de l’université Johns Hopkins avaient déjà révélé que les personnes vaccinées, mais infectées par Omicron produisent de fortes réponses de cellules immunitaires. Ces cellules sont capables de neutraliser la souche Omicron, ce qui pourrait expliquer pourquoi les personnes vaccinées présentent souvent de légers symptômes de Covid-19.

En somme, même si les personnes entièrement vaccinées produisent un niveau élevé d’anticorps contre la souche originale de coronavirus, elles ne réussissent pas aussi bien à prévenir la souche Omicron.

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