Le déclenchement du conflit ouvert entre la République islamique d'Iran, les États-Unis et Israël le 28 février 2026 a provoqué une onde de choc géopolitique dont la magnitude dépasse largement les précédentes crises du Moyen-Orient. Cette chronique propose une analyse exhaustive de la première semaine d’hostilités, en se concentrant sur le déroulement tactique des opérations militaires, l'effondrement institutionnel du régime à Téhéran et les répercussions stratégiques globales.

L’opération, désignée sous le nom de code Operation Epic Fury par le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) et Operation Roaring Lion par les Forces de défense israéliennes (Tsahal), a visé dès ses premières heures la décapitation du leadership suprême et la neutralisation systématique des capacités de projection de puissance iraniennes.
Pour vous aider à faire face au krach qui arrive, le Courrier vous propose un Guide opérationnel GRATUIT pour tout nouvel abonnement à 79€/an. Ce Guide vous dévoilera les manoeuvres d'urgence à actionner pour protéger votre patrimoine durant les jours difficiles qui s'annoncent. L'offre sera valable jusqu'à lundi 9h.
Chronologie des opérations militaires
Le passage d'une guerre de l'ombre à une confrontation de haute intensité s'est cristallisé cette première semaine de mars 2026. L'assassinat de l'Ayatollah Ali Khamenei le 28 février a servi de catalyseur à une escalade horizontale impliquant des acteurs étatiques et non étatiques à travers tout le Levant et le Golfe Arabo-Persique.
1er mars 2026 : le choc initial et la riposte True Promise IV
Le 1er mars a marqué l'officialisation du décès du Guide Suprême, plongeant l'Iran dans une crise de succession immédiate alors que les bombes continuaient de tomber sur la capitale. Sur le plan militaire, cette journée a été définie par la tentative de Téhéran de restaurer une capacité de dissuasion par le lancement de l'opération True Promise IV. Cette contre-offensive a mobilisé des centaines de missiles balistiques et de drones kamikazes visant des centres urbains israéliens et des installations américaines dans le Golfe.

À 09h05 UTC, une salve massive a visé Tel-Aviv, parvenant à saturer ponctuellement les systèmes de défense multicouches israéliens. Un projectile a frappé une synagogue à Beit Shemesh, causant la mort de neuf civils et blessant des dizaines d'autres. Simultanément, la marine iranienne a tenté d'imposer un blocus total du détroit d'Ormuz, paralysant instantanément le trafic de 150 navires commerciaux. Le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI) a revendiqué des frappes contre le porte-avions USS Abraham Lincoln, bien que ces informations aient été qualifiées de propagande par le CENTCOM, qui a répliqué en coulant neuf navires iraniens au cours de la même journée.


2 Mars 2026 : extension du théâtre d'opérations et engagement du Hezbollah
La situation a pris une dimension régionale plus sombre le 2 mars avec l'entrée en lice du Hezbollah libanais. Des tirs de roquettes ont visé Haïfa et la Haute-Galilée, déclenchant une réponse israélienne immédiate que l'état-major de Tsahal a qualifiée de déclaration de guerre officielle. Les frappes israéliennes au Liban ont alors visé des cibles de haute valeur, éliminant Hussein Makled, chef du renseignement du Hezbollah, et Mohammad Raad, figure politique centrale de l'organisation.
En Iran, l'US Air Force a déployé ses bombardiers furtifs B-2 Spirit pour frapper des installations de missiles balistiques durcies et des centres de commandement souterrains. Des sites symboliques au cœur de Téhéran, tels que le Tribunal de la Révolution et le quartier d'Evin abritant le siège de l'IRIB (radiodiffusion d'État), ont été la cible de munitions de précision. Les forces américaines ont également rapporté avoir détruit des intercepteurs HQ-9B et des chasseurs F-14 Tomcat au sol, réduisant à néant les tentatives iraniennes de contester la supériorité aérienne de la coalition.

3 - 4 mars 2026 : attrition maritime et crise humanitaire
Le 4 mars 2026 a été le théâtre d'un événement naval historique : le naufrage de la frégate iranienne Dena au large du Sri Lanka par un sous-marin américain. Cette opération, la première du genre depuis la Seconde Guerre mondiale pour la marine américaine, a démontré la portée mondiale du conflit et la vulnérabilité totale des actifs navals iraniens hors de leur périmètre de protection immédiat.
Sur le plan humain, les bilans ont commencé à s'alourdir de manière exponentielle. Le 3 mars, les organisations de défense des droits de l'homme ont confirmé que plus de 1 000 civils iraniens avaient péri depuis le début des frappes. Les raids israéliens au Liban, particulièrement intenses le 4 mars, ont fait 72 morts en vingt-quatre heures, illustrant la violence des combats de part et d'autre de la frontière nord.




