La santé publique contre le marché : le bal des faux-culs continue…

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La santé publique doit échapper aux lois du marché... Cette phrase hilarante prononcée par Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée n'en finit pas de susciter des commentaires tous mieux inspirés et plus bien-pensants les uns que les autres. Mais on cherche encore un adorateur de la "santé publique contre le marché" qui ne mettrait pas les mains dans le pot de confiture.

La santé publique en dehors de lois de l’économie et du marché ! La vie coûte-que-coûte, et tutti quanti ! qu’en mots alléchants, généreux, bienveillants et bien-pensants ces choses-là sont dites. Et bien entendu, il faudrait avoir l’esprit mal tourné pour soutenir que ce genre de péroraison relève de la pure démagogie consistant à faire croire qu’une dépense proche de 200 milliards € par an en France échapperait ou pourrait échapper totalement aux lois du marché.

Les petits oublis de Macron sur les laboratoires pharmaceutiques

Premier faux-cul de notre bal : Emmanuel Macron lui-même, qui semble avoir un peu oublié le soutien dont il a bénéficié de la part de Sanofi et de son patron Serge Weinberg. Ainsi, si l’on en croit le magazine Paris-Match, peu suspect de détester Emmanuel Macron, c’est Serge Weinberg qui a casé Macron chez Rothschild en 2008…

Selon toute vraisemblance, Weinberg a activement soutenu la candidature de Macron en 2017. Au demeurant, il n’est pas le seul à avoir bénéficié de la bienveillance d’un grand patron rompu aux réseaux à la française.

Il faudra par exemple expliquer pourquoi Marisol Touraine, sous le précédent quinquennat, a si facilement imposé les 11 vaccins obligatoires, quand le Conseil d’État lui donnait l’injonction de relancer la production des tétracoques… de Sanofi.

Les petits oublis du bon professeur Grimaldi, le diabétologue qui défend l’hôpital public

Autre faux-cul digne d’un concours international, le grand diabétologue donneur de leçons André Grimaldi, ci-devant praticien universitaire à l’hôpital de la Pitié à Paris, qui se répand partout pour expliquer que le marché, c’est mal, et que la santé publique sans assurances privées, c’est mieux.

Malheureusement, cet apôtre du bien oublie de préciser les sommes folles que lui versent les laboratoires pharmaceutiques en plus de ses émoluments de praticien. Sans compter les subventions de l’industrie du sucre.

Mais on imagine que, pour un diabétologue, l’industrie du sucre et les laboratoires pharmaceutiques ne font pas partie du marché.

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