La grande illusion de l'IA et le pari dangereux de la Fed

La grande illusion de l'IA et le pari dangereux de la Fed


Partager cet article

Le "FOMO" que nous avions annoncé fin août se produit, pour les raisons que nous avions dites. Face à cet oiseau de mauvais augure, nous rappelons les manoeuvres de prudence pour éviter la ruine, au cas où elle surviendrait.

Nous assistons à un spectacle fascinant, presque trop parfait pour être honnête. D'un côté, les grands prêtres de la finance, réunis au sein de la Réserve Fédérale américaine, commencent à ouvrir les vannes du crédit facile en baissant leurs taux. De l'autre, une nouvelle religion technologique, celle de l'intelligence artificielle, promet le salut économique et des rendements infinis. La convergence de ces deux phénomènes a mis les marchés en état d'euphorie, propulsant les indices vers des sommets historiques. 

Mais derrière cette musique enivrante, une question simple se pose : assistons-nous à une aube nouvelle ou à la plus grande illusion financière de la décennie? Pour l'épargnant, le citoyen qui observe ce ballet avec un mélange d'envie et d'inquiétude, la question est encore plus directe : faut-il céder à la peur de manquer le train, ce fameux « FOMO » qui semble s'emparer de tous? 

Le tour de passe-passe de la Fed

Pour comprendre la situation, il faut d'abord regarder du côté des magiciens. La Fed, sous la houlette de Jerome Powell, a justifié sa baisse de taux par un affaiblissement du marché du travail. Le discours officiel est celui de la prudence, de la gestion des risques. Mais la réalité est plus ambiguë. En assouplissant sa politique alors que l'inflation reste obstinément au-dessus de sa cible de 2 %, la Fed a fait un choix. Elle a choisi de soutenir les actifs financiers et de donner un signal clair aux marchés : la fête peut continuer.  

Que disait l'espion israélien Ben-Menashe sur Epstein et le MOSSAD

Que disait l'espion israélien Ben-Menashe sur Epstein et le MOSSAD

Pour comprendre l'affaire Jeffrey Epstein, il faut cesser de la regarder par le petit bout de la lorgnette du fait divers sordide. Comme le souligne souvent Ari Ben-Menashe, ancien officier du renseignement militaire israélien (Aman), nous sommes face à une infrastructure de renseignement pure et dure, où le sexe n'est pas une fin, mais une munition. 1. Le "messager" de l'ombre : qui est Ari Ben-Menashe? Avant d'analyser ses propos, rappelons d'où il parle. Ben-Menashe n'est pas un théoricien


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Loi sur l'euthanasie : quels sont les lobbies qui ont façonné le texte au Sénat ? par Elise Rochefort

Loi sur l'euthanasie : quels sont les lobbies qui ont façonné le texte au Sénat ? par Elise Rochefort

Dans une indifférence relative, le Sénat a longuement débattu la proposition française de loi sur l'euthanasie. Derrière les débats éthiques avec de grandes postures philosophiques, Elise Rochefort fait le point sur les cabinets de lobbying qui ont agi dans l'ombre pour façonner le texte. L'ouverture des débats parlementaires au Sénat en janvier 2026 concernant les propositions de loi sur la fin de vie marque une étape charnière dans l'histoire de la bioéthique française. Ce moment législatif,


Rédaction

Rédaction

L'humeur de Veerle Daens : CRS au Burger King ou quand l’État met huit ans à digérer une vidéo YouTube

L'humeur de Veerle Daens : CRS au Burger King ou quand l’État met huit ans à digérer une vidéo YouTube

À Paris, huit ans après les faits, neuf CRS sont jugés à partir d'aujourd'hui pour avoir violemment tabassé des Gilets Jaunes réfugiés dans un Burger King. Petite piqûre de rappel pour les prétendus "dissidents" qui réclament un soutien sans faille à la police : oui, la police, ça sert aussi à matraquer, et parfois mutiler, le peuple en colère. Mes chers amis de la liberté (et ceux qui attendent toujours que l'État leur donne la permission de respirer), C’est un miracle ! Sortez le champagne —


CDS

CDS

À Paris, le retour de la droite la plus bête du monde

À Paris, le retour de la droite la plus bête du monde

C’est un spectacle dont on ne se lasse pas, une sorte de tragédie grecque rejouée chaque saison par des acteurs de boulevard qui auraient oublié leur texte. Après vingt-quatre ans de règne ininterrompu de la gauche — une ère Delanoë-Hidalgo qui a transformé la Ville Lumière en un champ de ruines budgétaires, un enfer de circulation et un laboratoire du Grand N’importe Quoi architectural — on aurait pu croire à un sursaut. On aurait pu imaginer une opposition structurée, unie par le bon sens et


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe