L'UE doit en principe débloquer, cette après-midi, 90 milliards € pour l'Ukraine. Une partie de cet argent est destiné à sauver l'État ukrainien. Élise Rochefort fait le point sur la situation.

Cet après-midi, une "procédure écrite" doit s'achever pour sceller l'un des engagements les plus massifs et les plus complexes de l'histoire de l'Union : un prêt de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine.

Mais derrière ce chiffre vertigineux, qu'est-ce qu'on achète vraiment? Et surtout, qui va payer l'addition? On fait le point.
1. Le "deal" de l'oléoduc : pourquoi ça débloque aujourd'hui?
On sort de quatre mois de paralysie diplomatique. Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois, faisait de la résistance. Officiellement, il attendait que l'Ukraine répare l'oléoduc Druzhba, endommagé par des frappes, pour que le pétrole coule à nouveau vers Budapest.
C'est chose faite depuis hier matin 11h35. Mais ne nous y trompons pas : le vrai déclic est ailleurs. Le 12 avril dernier, Orbán a subi un séisme électoral. Son parti s'est effondré face à Péter Magyar et son parti Tisza, qui a raflé une majorité de deux tiers. Affaibli chez lui, Orbán a levé son veto pour éviter l'isolement total au sommet de Chypre qui s'ouvre cet après-midi.

2. Drones vs budget : la ventilation des 90 milliards
Sur ces 90 milliards prévus pour 2026 et 2027, l'Europe change de braquet. Ce n'est plus seulement de l'aide humanitaire ou budgétaire :
