Alors que les Émirats arabes unis subissaient une attaque sans précédent le 18 mars 2026, selon des informations révélées par France Info, l’influenceuse française Maeva Ghennam aurait été interpellée pour avoir relayé des images de la situation.

Ce mercredi 18 mars 2026, l’influenceuse Maeva Ghennam a été interpellée à Dubaï, selon France Info. L’ancienne candidate de téléréalité de 28 ans suivie par des millions d’abonnés et résidente de longue date dans l’émirat, est accusée d’avoir diffusé des images et vidéos liées aux attaques iraniennes.
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Une interpellation dans un cadre juridique strict
Selon des informations relayées le 18 mars, Maeva Ghennam ferait partie d’un groupe d’environ 60 personnes placées en garde à vue à Dubaï, dont au moins trois ressortissants français. Tous sont soupçonnés d’avoir filmé ou relayé des images d’événements sécuritaires sans autorisation.

Aux Émirats arabes unis, le cadre légal est explicite : la diffusion d’images liées à des opérations militaires ou à la sécurité intérieure est strictement encadrée, voire interdite sans validation officielle. Ce dispositif s’appuie sur des lois de cybersécurité renforcées depuis les années 2010, visant à préserver l’ordre public et l’image internationale du pays.

Dans ce contexte, la publication d’une vidéo, même émotionnelle, peut être juridiquement requalifiée en atteinte à la sécurité nationale.
Un narratif militaire sous contrôle
L’affaire intervient alors que les Émirats arabes unis ont été la cible, le même jour, de 13 missiles et 27 drones, attribués à l’Iran selon plusieurs sources concordantes. Ces interceptions ont placé le pays en état d’alerte.

Fait notable : malgré l’ampleur des attaques, très peu d’images ont circulé. Ce silence n’est pas un hasard, mais le résultat d’une stratégie assumée de contrôle de l’information. Dubaï, vitrine économique et touristique, ne peut se permettre une perception d’instabilité.

C’est précisément cette logique qui entre en conflit avec celle des influenceurs, dont la valeur économique repose sur la captation immédiate du réel et sa diffusion sans filtre.
Maeva Ghennam a peut-être, pour une fois, rendu un service journalistique involontaire , témoigner en temps réel d'une attaque que les États concernés avaient tout intérêt à taire. Lui reprocher d'avoir eu peur et de l'avoir dit, tout en ignorant la mécanique autoritaire qui la punit pour ça, dit beaucoup sur l'état de notre rapport collectif à la liberté d'expression.



