IA: ces 20 pays qui ont banni ChatGPT

IA: ces 20 pays qui ont banni ChatGPT
Photo by Viralyft / Unsplash

Si ChatGPT s’impose comme l’un des outils d’intelligence artificielle les plus utilisés dans le monde, il reste strictement interdit dans une vingtaine de pays. Entre censure politique, conflits armés, absence de services d’OpenAI et choix culturels, les raisons de ces blocages sont multiples.

Ces derniers temps, l’intelligence artificielle générative ChatGPT a fait beaucoup parler de lui. Ses atouts et ses inconvénients sont au cœur de nombreux débats et les avis des dirigeants du monde ne sont pas unanimes quant à son utilité. Une infographie provenant du site d’information Cybernews, publiée par le média Visual Capitalist le 13 août dernier, a révélé que ChatGPT serait interdit dans plusieurs pays.  Qui sont ces nations et quelles sont les causes d’une telle mesure ?

Les pays ayant banni ChatGPT

Le 13 août 2025, Visual Capitalist a publié une infographie provenant du site d’information Cybernews. Ce document démontre que les dirigeants du monde ne partagent pas le même avis concernant l’utilisation de ChatGPT. Certains gouvernements sont pratiquement ravis de l’apparition et de l’évolution de cette nouvelle technologie, tandis que d’autres ont décidé de l’interdire ou de restreindre son utilisation.

 Selon l’infographie, cet outil d’intelligence artificielle est inaccessible dans une vingtaine de pays. Dans certains Etats en Asie, le gouvernement a tout simplement bloqué ChatGPT. C’est le cas de la Corée du Nord, l’Iran, l’Afghanistan, la Syrie, le Yémen et curieusement le Bhoutan. Quelques pays africains ont aussi suivi leurs exemples. On cite entre autres la Libye, le Soudan, l’Erythrée, le Sud Soudan, le Congo RDC, le Burundi, d’Eswatini, la Centrafrique et le Tchad.

La Russie et le Cuba ont aussi banni ChatGPT. La Biélorussie et le Hong Kong n’ont pas officiellement interdit l’usage de l’outil d’intelligence artificielle. Toutefois, il n’est pas disponible dans ces régions pour des raisons réglementaires, juridiques et commerciales. Son utilisation est donc impossible.

Les raisons derrière les blocages

Les pays comme la Chine, l’Iran et la Corée du Nord justifient l’interdiction par un contrôle strict d’Internet et de l’information. La Chine, en particulier, favorise le développement de ses propres modèles locaux comme DeepSeek ou Baichuan, malgré des limites techniques encore importantes. Aux USA, selon Bloomberg, le Pentagone et des centaines d’entreprises, notamment celles ayant des liens avec le gouvernement, ont bloqué l’accès à DeepSeek. En effet, la politique de confidentialité de DeepSeek stipule que toutes les données des utilisateurs sont stockées en Chine. Or, les lois locales obligent les entreprises à partager ces données avec les agences de renseignement chinoises sur demande.

Dans les zones de conflits (Syrie, Yémen, Afghanistan, certains pays africains), les interdictions s’expliquent davantage par l’instabilité sécuritaire et le manque d’infrastructures numériques.

La Russie, quant à elle, évoque un risque de manipulation par les États-Unis et craint que ChatGPT ne produise des contenus concurrents à sa propagande officielle, ce qui pourrait semer le chaos. Elle estime qu’on pourrait s’en servir pour organiser des manifestations ou diffuser des contenus pouvant menacer la stabilité et la sécurité de l’Etat.

Enfin, le cas du Bhoutan intrigue . Appelé « pays du bonheur », ce royaume bouddhiste situé dans la l’Est de la chaîne de l’Himalaya est célèbre pour son concept de Bonheur National Brut ou BNB. Les autorités locales n’ont pas donné des explications claires concernant la censure. Mais on peut imaginer que c’est une mesure prise pour assurer le bien-être de la population et préserver la culture locale.

Pour autant, aux USA, de plus en plus d'enseignants appellent à limiter l’accès des élèves à l'IA, car elle compromet gravement leur éducation. Les enseignants dénonce une génération qui renonce à apprendre parce que « ChatGPT le fera à leur place »