Face à l’augmentation des cas, les experts de la santé japonais appellent à des restrictions anti-COVID

Face à l’augmentation des cas, les experts de la santé japonais appellent à des restrictions anti-COVID


Partager cet article

Le Japon est actuellement frappé par une septième vague de Covid-19. Mardi, un groupe d’expert de la santé a demandé au gouvernement nippon d’accélérer l’étude des mesures contre le Covid-19 et d’apporter les modifications nécessaires afin de permettre la reprise des activités sociales et économiques.

Actuellement, le Covid bat des records au Japon. Depuis le début juillet, l’archipel a enregistré  plus de 200 000 nouveaux cas positifs en moyenne par jour à cause du sous-variant Omicron BA.5. Selon l’Organisation mondiale de la santé, le pays du Soleil levant aurait enregistré le plus grand nombre de nouveaux cas de Covid-19 à la fin du mois de juillet .Cette résurgence des cas survient alors que les autorités avaient décidé d’assouplir les restrictions et de rouvrir les portes du Japon aux touristes. Mais les autorités sanitaires japonaises restent confiantes, elles estiment que leur système hospitalier japonais pourra résister à cette vague. Les responsables du gouvernement japonais ont d’ailleurs affirmé qu’ils n’instaureront pas d’état d’urgence ni de restrictions strictes, qui ne feront affaiblir encore une économie déjà mal en point. Mais face à l’explosion des cas, certains experts de la santé ne sont pas de cet avis.

La révision des mesures contre le Covid-19 très attendue

Le gouvernement japonais a annoncé que les mesures contre le Covid-19 seront révisées lorsque les cas d’ infections commenceront à baisser. Actuellement, le gouvernement réfléchit déjà à ne plus remonter l’ensemble des cas.

Le principal conseiller en matière de coronavirus du pays et dirigeant d’un groupe d’experts de la santé, Shigeru Omi, a pourtant annoncé dans une conférence de presse : « il n’est pas approprié, dans les circonstances actuelles, d’attendre que la résurgence ait diminué ».

Omi demande l’accélération de la révision des mesures contre le Covid-19 afin de permettre la poursuite des activités sociales et économiques, sans pour autant mettre les systèmes de santé sous pression.

A noter que les autorités sanitaires de l’archipel prévoient que le pic de cette 7e vague sera atteint ce 6 aout, mais l’épidémie pourrait rapidement repartir à la mi-août avec le « Bon », le traditionnel départ en vacances de millions de Japonais.

Des modifications très attendues au niveau de la prise en charge des patients

Le groupe d’experts japonais de la santé a proposé de nouvelles mesures réparties en deux étapes. Dans le cadre de l’étape 1, de nouvelles mesures devraient être prises immédiatement comme les réponses médicales et municipales, selon l’évolution de la situation sanitaire dans le pays. Pour l’étape 2, le gouvernement pourra éventuellement procéder à une modification de la loi pour assouplir les mesures sanitaires.

Le groupe d’experts attend surtout le changement des méthodes de collecte des données. Il recommande la coopération entre les établissements médicaux et les centres de santé publique. Les deux entités devront informer le gouvernent sur le nombre total des cas d’infection.

Pour l’instant, la prise en charge des patients est financée par le gouvernement, seuls quelques hôpitaux peuvent accueillir les malades du Covid-19. Mais leur taux d’occupation  aurait beaucoup augmenté. Les experts craignent

que ces établissements médicaux ne pourront utiliser leurs fonds que pour traiter les patients gravement malades ou acheter des médicaments coûteux.  

Avec sa population à « risque », la plus âgée du monde, le Japon figure parmi les pays qui résistent au mieux à la pandémie. L’archipel ne déplore au total que 33.000 morts liés au Covid depuis 2020, soit une mortalité par habitant 9 fois moins élevée qu’en France et cela sans jamais avoir recours au confinement, qui est interdit par la Constitution nippone.

Face à la flambée des cas, l’exécutif mise sur la responsabilité collective et recommande trois mots-clés “vaccinations, aération et masques de protection » aux Japonais pour prévenir les infections.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Que manque-t-il à Epic Fury pour déboucher sur une défaillance systémique mondiale? par Vincent Clairmont

Que manque-t-il à Epic Fury pour déboucher sur une défaillance systémique mondiale? par Vincent Clairmont

L'offensive « Operation Epic Fury », lancée le 28 février 2026, a déjà vaporisé 3 200 milliards de dollars de capitalisation boursière en 96 heures. Pourtant, malgré le chaos cinétique, le système financier mondial ne s’est pas encore effondré. Pourquoi c'est important : Si les frappes militaires décapitent le leadership iranien, elles ne suffisent pas, à elles seules, à provoquer un krach systémique. Pour passer d'une crise géopolitique à une défaillance globale, plusieurs « fusibles » fina


Rédaction

Rédaction

Iran : la nature politique de Trump n'a pas horreur du vide, elle le crée!

Iran : la nature politique de Trump n'a pas horreur du vide, elle le crée!

C’est une vieille lune des technocrates de Washington et des stratèges de Tel-Aviv : l’idée qu’en pulvérisant un État, la liberté en jaillira comme par enchantement. Le 28 février 2026, avec le déclenchement des opérations Epic Fury et Shield of Judah, nous avons assisté à l’acmé de cette hubris (contestée par les adeptes, dont je suis, de Friedrich Hayek qui se souviennent qu'un pays n'est rien sans ses traditions). En quelques heures, la "précision chirurgicale" — ce terme si cher à ceux q


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Dubaï se vide, évacuations et jets privés à 250 000 $

Dubaï se vide, évacuations et jets privés à 250 000 $

Alors que l’escalade militaire entre l’Iran et Israël s’intensifie, la psychose s’est emparée de la Perle du Golfe. Les expatriés, ces "talents internationaux" tant choyés, fuient par tous les moyens. Mais la porte de sortie a un prix, et il est exorbitant. Face à l’escalade du conflit en Iran et aux risques de bombardements, les expatriés et de nombreux employés d’entreprises ont décidé de quitter Dubaï. Mais le coût d’évacuation s’annonce particulièrement élevé. Selon des compagnies d’assuran


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Moyen-Orient: sauve-qui-peut généralisé des expatriés, pris au piège du conflit

Moyen-Orient: sauve-qui-peut généralisé des expatriés, pris au piège du conflit

C’est un exode discret qui s’organise dans le ciel du Golfe. Tandis que les chancelleries occidentales multiplient les appels à la retenue, leurs ressortissants, eux, fuient. Londres réquisitionne désormais des appareils de British Airways à Oman pour rapatrier ses citoyens. Air France, KLM et Lufthansa emboîtent le pas, organisant à la hâte des vols spéciaux depuis Mascate. En toile de fond : une attaque de missiles ayant perturbé le trafic aérien régional. En quelques heures, le Golfe est red


Rédaction

Rédaction