Efficacité du vaccin Pfizer : pourquoi il est légitime de douter

Efficacité du vaccin Pfizer : pourquoi il est légitime de douter


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Avi Morris est le pseudonyme d'un chercheur et universitaire israélien qui, depuis plusieurs semaines, nous apporte ses observations de la campagne vaccinale contre la Covid-19 via l’ « exemple » israélien.

Ssrn id3963606 de Laurent Sailly

Notre dernière contribution était à peine en ligne qu’apparaissait le variant Omicron. Comme si, finalement, la politique vaccinale se cognait contre le réel, pour reprendre une expression de Jacques Lacan.

Pratiquement, Israël est le premier pays à avoir autorisé :

  • la 3ème dose à l’ensemble de sa population ;
  • la vaccination des enfants de 5 à 11 ans ;
  • la vaccination des enfants à partir de 6 mois.

Très rapidement, une étude a montré, à partir des tests réalisés à l’aéroport de Tel-Aviv, seul endroit où vaccinés et non-vaccinés sont testés, que le booster n’empêchait nullement la contamination. Pourtant, les vaccinés trois doses étaient dispensés d’isolement, à la différence des non-vaccinés.

Aujourd’hui, quelles sont les règles applicables ?

  • en cas de retour d’un voyage à l’étranger, vaccinés comme non-vaccinés doivent s’isoler et faire un test après 3 jours.
  • le pays est fermé aux personnes ne disposant pas de la nationalité israélienne quand bien même elles auraient reçu 3 doses ;
  • le gouvernement déconseille tous les voyages à l’étranger et est prêt à fermer les frontières.

Mais ce n’est pas tout : nous rappellerons que les frontières du pays n’ont été ouvertes finalement que moins d’un mois depuis juillet 2021 !

Donc, le vaccin est supposé protéger mais il faut rester enfermé ! De la même manière qu’une fois vacciné, il faut arrêter de faire du sport pour éviter un arrêt cardiaque face à la recrudescence des sportifs qui s’effondrent en pleine activité.

Face à cela, comment réagit le gouvernement israélien ?

  • il renforce les mesures discriminatoires à l’encontre des non-vaccinés, comme s’il fallait trouver un bouc émissaire pour justifier l’échec du Pfizer ;
  • il envisage de restreindre l’accès aux écoles aux enfants non-vaccinés ;
  • il augmente le budget publicitaire en faveur de la vaccination – pour donner un ordre de grandeur, le budget pour en matière de protection des femmes battues représente 1 % du budget publicitaire du ministère de la santé – le même ministère considère que le gouvernement ne dispose plus des fonds nécessaires pour financer les nouveaux traitements contre le cancer ;
  • il s’apprête à autoriser l’inoculation d’une 4ème dose – au passage, toujours la même dose ! Pratiquement, cela permet toujours au gouvernement d’affirmer que seuls les non-vaccinés sont frappés par le variant.

Pfizer n’a pas été capable de s’adapter au variant Delta.

Pfizer a affirmé que dans 100 jours, il pourrait mettre un vaccin qui tiendrait compte du variant Omicron. Et, comme par hasard, finalement, le plus simple c’est l’abonnement à la dose initiale qui n’a pas vraiment démontré son efficacité.

Comme dirait le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, il faut avoir une « croyance absolue » dans le vaccin. Pendant ce temps, le nombre de parents en Israël qui signale à leur médecin traitant des effets secondaires nécessitant un traitement après l’injection de la première dose à leurs enfants explose.


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