Durant le Covid, le syndrome de Kawasaki a diminué… contrairement à ce que la presse affirmait

Durant le Covid, le syndrome de Kawasaki a diminué… contrairement à ce que la presse affirmait


Partager cet article

Durant le Covid, le syndrome de Kawasaki a diminué… contrairement à ce que la presse affirmait. Selon des données publiées dans la revue de l’Association médicale américaine ou JAMA Network Open, l’incidence de la maladie Kawasaki a baissé de 28% pendant la pandémie du Covid-19. Cela serait dû à la mise en vigueur des différentes mesures sanitaires comme le port de masque et la fermeture des écoles.

Fin avril 2020, des chercheurs français ont fait état de cas d’enfants souffrant de syndrome hyper-inflammatoire similaire à la maladie de Kawasaki et de myocardites suite à une infection au SARS-CoV-2. Des mêmes cas aurait été signalés dans différents pays européens (en Italie, au Royaume-Uni, Belgique, Espagne), aux États-Unis, en Asie et en Amérique latine. La maladie de Kawasaki (KD) est maladie aigue rare. Elle se caractérise par une inflammation de la paroi des vaisseaux sanguins, notamment les artères coronaires. Plus répandue en Asie qu’en Europe, elle touche particulièrement les enfants. Elle est considérée comme une maladie infectieuse mais à ce jour sa cause reste encore inconnue.

Une chute de 28% des cas de maladie de Kawasaki

Même si le lien entre le coronavirus et l’augmentation des symptômes n’est pas prouvé. En début de pandémie, la presse alertait sur un éventuel lien entre le SARS-CoV et la maladie de Kawasaki.

Si le déclenchement de la maladie de Kawasaki reste encore mal compris à ce jour. Selon les chercheurs, sa cause serait associé à plusieurs types d’infections virales, comme des virus respiratoires ou entériques.

Les données publiées dans JAM Network ont révélé que l’incidence de la maladie de KD a baissé de 28 % durant la pandémie de Covid-19. Ce sont des résultats chiffrés obtenus suite à une étude menée par Jennifer Burney de la School of Global Policy and Strategy de l’Université de Californie à San Diego et ses collègues.

L’équipe de recherche a étudié l’impact de la pandémie sur l’évolution du KD. Leur travail s’est porté sur des patients diagnostiqués entre le 1er janvier 2018 et 31 décembre 2020 et sur 1461 cas de l’hôpital pour enfants Rady San Diego entre 2002 et 2021.

Les mesures sanitaires à l’origine de cette baisse selon l’étude

Plusieurs paramètres ont été pris en compte pendant cette étude comme les habitudes de mobilité et la date d’apparition de la maladie, l’âge des patients, leur race, leur origine ethnique ainsi que leurs habitudes de mobilité.

L’équipe de Burney a découvert que la réduction des cas de maladie de KD entre 2018 et 2020 est liée à la fermeture des écoles, la baisse de la pollution ambiante, au port de masque, à la distanciation sociale, au respect rigoureux d l’hygiène des mains et à la réduction de la circulation des virus respiratoires. Selon cette étude, les mesures sanitaires appliquées pendant la pandémie ont contribué à réduire l’incidence de la maladie de Kawasaki.

A noter que ce syndrome décrit par le pédiatre japonais Kawasaki en 1967 reste une maladie rare, même si dans ces formes les plus graves, elle peut déboucher sur un décès. Il faut savoir qu’il s’agit d’un cas infime de cas (5 cas pour 100.000 enfants en Europe) dont très rare présentent des complications. Le risque de décès infantile causé par la maladie de KD est totalement minime, même par temps de Covid.

Les dossiers d’Aventin

Retrouvez les dossiers de référence de Laurent Aventin sur le COVID et la vaccination, pour enfin être informé clairement et avec rigueur sur la situation

Je veux lire les dossiers
ESSENTIEL


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
L'humeur de Veerle Daens : Trump et le grand menu TACO de Davos

L'humeur de Veerle Daens : Trump et le grand menu TACO de Davos

On connaissait le "Big Mac" diplomatique, voici venu le temps du TACO. Non, il ne s'agit pas d'une nouvelle franchise de fast-food s'installant dans les Grisons, mais de l'acronyme qui fait désormais trembler (de rire ou d'effroi) les chancelleries : Trump Always Chickens Out (Trump se dégonfle toujours). Le scénario est devenu aussi prévisible qu’un épisode de téléréalité des années 2000. Acte I : La menace nucléaire commerciale. Acte II : Le chantage surréaliste. Acte III : La pirouette fi


CDS

CDS

Trump prépare-t-il la mort du populisme MAGA, aux USA et en Europe?

Trump prépare-t-il la mort du populisme MAGA, aux USA et en Europe?

Il y a un an, jour pour jour, le "Trump 2.0" s'installait à la Maison-Blanche dans une atmosphère de kermesse impériale, promettant de "finir le travail" et de restaurer la grandeur d'une Amérique humiliée. Qu'en est-il aujourd'hui ? Et la politique de Trump ne porte-t-elle pas aujourd'hui en germe une immense déception, toxique, létale, pour ce qu'on appelle le populisme ? Il y a un an, donc, les élites mondialisées de Davos tremblaient — ou feignaient de trembler —, les marchés retenaient leu


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

28è Etat de l'Union : le point, par Elise Rochefort

28è Etat de l'Union : le point, par Elise Rochefort

Le concept du « 28e État européen » (plus techniquement appelé le 28e régime) n'est pas une entité géographique, mais un statut juridique supranational unique. Il s'agit d'un cadre légal européen qui existerait parallèlement aux 27 droits nationaux, permettant aux entreprises de s'en servir pour opérer uniformément dans toute l'Union européenne. Voici les points clés pour comprendre cette mesure phare de l'actualité européenne que le Courrier avait déjà évoqué avec Ulrike Reisner le 31 janvi


Rédaction

Rédaction

Ce n'est pas la BCE qui plafonne le paiement en cash à 1 000 €, mais bien la France... par Elise Rochefort

Ce n'est pas la BCE qui plafonne le paiement en cash à 1 000 €, mais bien la France... par Elise Rochefort

Le Forum de Davos 2026 s’achève dans une ambiance électrique. Entre les tensions diplomatiques avec l’administration américaine et les débats sur la souveraineté numérique, une rumeur s'est frayé un chemin sur les réseaux sociaux : Christine Lagarde aurait « refusé de justifier » le plafonnement des paiements en espèces à 1 000 € lors d'une session du WEF. S’il est vrai que la présidente de la Banque Centrale Européenne (BCE) a quitté une table ronde cette semaine — excédée par les provocations


Rédaction

Rédaction