Diesel à 2,50 € : Ormuz, prétexte idéal pour achever le moteur thermique

Diesel à 2,50 € : Ormuz, prétexte idéal pour achever le moteur thermique


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Le gazole franchit allègrement les 2,25 € et s’apprête à atteindre 2,50 € le litre selon Frédéric Plan. Officiellement, c’est la faute au conflit iranien et au détroit d’Ormuz. Officieusement, cette crise offre aux idéologues verts le prétexte idéal pour rendre le diesel prohibitif et forcer les Français vers l’électrique.

Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les prix du carburant flambent. Ils ont dépassé les niveaux les plus hauts atteints après l’invasion russe en Ukraine. Depuis la semaine dernière, le prix du gasoil s’élève à 2,25 euros le litre, celui du Sans-Plomb se stabilisait à 2 euros le litre. Mais selon Frédéric Plan, le délégué général de la Fédération française des combustibles, les automobilistes ne sont pas au bout de leur peine. Ils devront bientôt faire face à une nouvelle hausse des prix. Invité sur le plateau d’Europe 1 Bonjour ce lundi matin, il a indiqué que «  la moyenne viendra se stabiliser plutôt autour de 2,50 euros le litre pour le diesel et 2,10 euros pour l’essence ».

Une hausse rapide, tirée par les marchés internationaux

Après un gasoil affiché à 2,25 € le litre la semaine dernière et une essence légèrement au-dessus des 2 €, les prix poursuivent leur ascension. Frédéric Plan, délégué général de la Fédération française des combustibles, anticipe une stabilisation autour de 2,50 € pour le diesel et 2,10 € pour l’essence dans les prochains jours.

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À l’origine de ce choc : la montée des tensions au Moyen-Orient et les perturbations autour du détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial. La hausse des cours des produits raffinés, particulièrement marquée en fin de semaine dernière, se répercute mécaniquement dans les stations-service. À court terme, aucune détente n’est envisagée : les prix devraient continuer à intégrer ces surcoûts.

Prétexte idéal pour achever le moteur thermique

Le mécanisme de formation des prix reste pourtant opaque pour le grand public. Dans une interview au Parisien, Roland Lescure affirmait qu'il n'existait "pas de risque d'approvisionnement à court terme", et d'ajouter que "la France importe seulement 10% de son pétrole brut du Moyen-Orient"— ce qui relativise l’impact direct du blocage sur l’approvisionnement national.

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Dès lors, pourquoi une telle envolée ? La réponse tient à la globalisation du marché pétrolier : les prix sont fixés à l’échelle internationale, indépendamment des circuits d’approvisionnement réels. À cela s’ajoute la fiscalité française, qui représente encore une part significative du prix à la pompe, ainsi que les marges de raffinage et de distribution, variables selon les territoires.

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Cette crise pétrolière arrive à point nommé pour les tenants de l’écologie punitive. Après des années de diabolisation du gazole (taxe carbone, malus, ZFE), voici la crise extérieure qui parachève l’œuvre. Plus besoin de débat démocratique, on prépare le terrain à l’électrique imposé.

Or, l’électrique, une fois généralisé, échappe aux lois du marché concurrentiel. Prochaine étape : la voiture électrique obligatoire, et là, préparez-vous à la vraie facture. Sans pompe, sans alternative, sans recours.


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