Coronavirus : les dernières (très) bonnes et (très) mauvaises nouvelles

Coronavirus : les dernières (très) bonnes et (très) mauvaises nouvelles


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Le front du coronavirus est beaucoup plus mobile qu’on ne pouvait l’imaginer. Un mois après le début du confinement, il porte avec lui de très bonnes nouvelles, et d’autres bien pires. Voici un passage en revue des dernières signaux à bas bruit qui modifient la donne, et qui vous ont peut-être échappé.

La crise du coronavirus porte avec elle de bonnes surprises, et quelques catastrophes inattendues. Et les bonnes nouvelles ne sont pas forcément là où on les attend.

La France a désormais deux fois trop de lits de réanimation

Au pire du pic de contamination, la France a compté 7.500 malades en réanimation. Initialement dotée de 5.000 lits pour les accueillir, les hôpitaux publics (et les cliniques privées) ont fait preuve d’agilité en adaptant rapidement leur offre à la pandémie. Cette conversion en urgence a si bien fonctionné que la France dispose désormais d’autant de lits que l’Allemagne, soit 15.000.

En réalité, l’effort d’adaptation permet d’affronter un pic deux fois supérieur à celui que nous avons passé…

On en déduira que la principale problématique des hôpitaux français n’est pas celle du nombre de lits, mais celle de la capacité qu’a ou non l’administration sanitaire à équiper ses personnels en masques et en blouses.

Moins de morts en mars 2020 qu’en mars 2018

Même si des victimes contaminées meurent du coronavirus, l’effet de la pandémie sur la mortalité en France reste très relatif.

Certes, le nombre de décès en mars 2020 est plus important qu’en mars 2019 : 57.441 contre 52.011, soit 5.400 morts de plus. Mais, par rapport à 2018, mars est un mois où l’on meurt moins : 58.641 personnes étaient mortes durant le même mois il y a deux ans.

L’impact du virus sur la population reste donc très limité.

Mais un virus plus dangereux que prévu…

Si le virus tue globalement moins qu’on ne le craignait, il est en revanche plus coriace que prévu. La mortalité pour les personnes en réanimation est extrêmement élevée.  Et tout indique qu’un certain nombre de complications dues au virus (notamment les atteintes cardiaques) sont encore très mal connues et analysées.

Autre problème majeur : il semblerait que la guérison n’empêche pas la réactivation du virus plusieurs semaines après la contamination. Autrement dit, la guérison ne serait pas définitive. Si ce fait était confirmé, rien n’exclurait donc une sorte de pandémie permanente, qui perturberait fortement le fonctionnement habituel de notre société.

L’essai Discovery dans les choux

Les hôpitaux européens sont supposés mener des essais cliniques Discovery pour découvrir un traitement contre le virus. L’INSERM est en charge de la coordination de cet essai.

Mais l’opération risque de faire chou blanc. D’une part, l’intégration de l’hydroxychloroquine dans le protocole est déjà pressentie comme inutile. Mais les autres médicaments testés ont du plomb dans l’aile. L’information était confirmée aujourd’hui par une réécriture du protocole de test du Remdesivir de Gilead, aux États-Unis, que les Échos interprètent comme un mauvais signal sur l’efficacité du traitement.

Bref, le virus tue moins qu’on ne le craignait, mais il est coriace et la médecine risque d’être désemparée face à lui pour un bon moment encore.

Vous êtes exposé au coronavirus du fait de l’inaction de l’État (pas de masques, de protections, de tests, de médicament, etc.) ?

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