COP26 : comment les élites de la globalisation se sont retrouvés pour un «greenwashing» post-pandémie

COP26 : comment les élites de la globalisation se sont retrouvés pour un «greenwashing» post-pandémie


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Par JULIEN G. – Le samedi 13 novembre 2021, la COP26 a adopté un "pacte de Glasgow" destiné à accélérer la lutte contre le réchauffement climatique, mais sans assurer de le contenir à 1,5°C ni répondre aux demandes d'aide des pays pauvres. La Cop 26 restera aussi comme un Davos bis avec ses 400 atterrissages de jets privés avec une présence américaine frappante.

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À Glasgow, des entreprises ont aussi profité de l’évènement pour couvrir de vert leurs activités nuisibles par greenwashing (écoblanchiment) sans vergogne.

1.Les principaux points du «pacte climatique de Glasgow».

La décision finale, rebaptisée «pacte climatique de Glasgow». Voici les principaux points de ce texte de 10 pages:

  • L’objectif de limiter l’élévation des températures à 1,5 degré d’ici la fin du siècle est réaffirmé.
  • les Etats membres de la Convention de l’ONU sur le changement climatique devront présenter des objectifs plus ambitieux de réduction des gaz à effet de serre dès 2022.
  • les Etats sont appelés à renoncer au charbon et à cesser de subventionner les énergies fossiles. Mais les formulations dans les premières versions du texte final ont été considérablement édulcorées pour que des pays comme l’Australie, grand producteur du charbon, la Russie ou l’Arabie saoudite ne s’opposent pas au compromis.
  • les pays pauvres, les plus vulnérables au réchauffement climatique, n’ont pas obtenu le mécanisme de dédommagement qu’ils espéraient. Le pacte de Glasgow se limite à regretter que les promesses des pays riches de verser 100 milliards de dollars par année dès 2020 n’aient pas été tenues.
  • Les négociateurs sont finalement parvenus à s’entendre sur les règles pour les compensations de carbone.

2.La Cop des « milliardaires » de Davos.

« Assez d’hypocrisie »: le président du Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador a comparé le sommet sur le climat de la COP26 au Forum économique mondial de Davos, assurant que son pays disposait du programme de reforestation le plus important au monde.

« Ces sommets ressemblent à ceux de Davos », a déclaré mercredi le président mexicain, l’un des chefs d’Etat qui ne s’est pas rendu à Glasgow.

La Cop 26 restera aussi comme un Davos bis. On aura entendu de jour en jour de bien beaux discours, tels celui du prince Charles qui a parlé d’une action de “guerre” pour “sauver la nature”, ou celui de Jeff Bezos, le fondateur milliardaire d’Amazon, venu en jet privé pour rappeler que “la nature, c’est l’alimentation que nous mangeons et l’air que nous respirons”.

Bill Gates, salué par Boris Johnson à l’ouverture de la COP26, est venu dire qu’à Glasgow se jouait l’invention d’ »une nouvelle révolution industrielle verte. » Avec son fonds d’investissement Breakthrough Energy Ventures, le milliardaire pousse les technologies qu’il estime décisives pour le futur bas carbone.

À l’ouverture, Boris Johnson a déclaré vouloir mettre à l’ordre du jour des mesures concernant le charbon, l’automobile, l’usage des espèces et les arbres.

Rien d’étonnant quand on sait que la banque JP Morgan faisait partie des sponsors de l’événement.

En plus du pass carbonne voulu par les élites de la cop26, rien de mieux que la dictature monétaire pour finir de nous asservir.

En effet, l’instauration d’une telle société permettrait un droit de regard de l’État sur tous les actes d’achats et de ventes que nous effectuons.

L’élite de Davos et nos dirigeants ont donc des intérêts en commun car l’engagement en faveur du climat n’est bien sûr pas l’apanage de « hippies en sandales » mais plus des chefs d’entreprise, surtout quand on sait que seulement 100 entreprises sont responsables de 71% des émissions de gaz à effet de serre.

Diaboliser le dioxyde de carbone et contrôler ses émissions permettront de placer sous contrôle gouvernemental quasiment toutes les activités humaines, et c’est bien là le but fondamental de toutes les réunions organisées sur le climat depuis le sommet de Rio en 1992.

Cela permet aussi d’inventer des taxes nouvelles et de prendre de l’argent aux individus pour davantage les asservir au gouvernement.

Le pass sanitaire n’est qu’une étape dans les plans de la « caste mondialisée » …

3.Vitrine pour le Greenwashing.

La COP26 devrait avoir pour but de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour lutter contre la dégradation du climat. Au lieu de cela, elle est en train de devenir une vitrine pour le greenwashing.

On y découvre que la COP26 a pour partenaires, entre autres, la multinationale agroalimentaire Unilever (les marques Amora, Lipton, Knorr) ainsi que l’une des plus grandes chaînes de supermarchés britanniques, Sainsbury’s.

La première a été classée en 2021 par l’ONG Break Free From Plastic comme le troisième plus grand pollueur de plastique au monde, derrière Coca-Cola et Pepsico.

Quant à Sainsbury’s, il suffit de se rendre dans n’importe lequel de ses supermarchés au Royaume-Uni pour réaliser que chaque denrée alimentaire a droit à son emballage plastique.

Pour autant, le stand de la chaîne, au beau milieu de la zone verte, n’hésite pas à affirmer que « manger une nourriture équilibrée peut avoir un effet positif sur notre santé et la planète ».

À l’extérieur du Glasgow Science Center, le festival d’écoblanchiment continue. Une hôtesse nous présente la dernière voiture électrique de Mustang, un énorme véhicule propulsé par une batterie de 600 kg en lithium, un matériau qui provoque une désastreuse pollution minière.

Des multinationales, accusées d’une litanie de scandales environnementaux, ont donc été engagées comme sponsors officiels de la conférence COP26 sur le changement climatique.

L’influence des entreprises est un facteur clé de l’incapacité des gouvernements à mettre en œuvre les solutions réelles et transformatrices qui permettraient non seulement d’essayer de répondre à la crise climatique mais aussi d’améliorer la vie des gens ordinaires.


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