Ce dindon de Le Maire emmène la France dans le mur, et il en est fier

Ce dindon de Le Maire emmène la France dans le mur, et il en est fier


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Bruno Le Maire est en train de donner une nouvelle et éclatante démonstration de sa parfaite incompétence en économie. Éclipsée par la guerre en Ukraine et les pénuries prévisibles d'énergie, cette incompétence pourrait en tout cas prochainement éclater au grand jour, lorsque l'économie française dont il a charge depuis 5 ans sera définitivement plombée par une suite méthodique d'erreurs commises par ce dindon au plumage royal.

Sur cette vidéo, on entend Bruno Le Maire expliquer qu’il protège les Français grâce au bouclier tarifaire contre les hausses des prix de l’énergie. On rappellera que ces hausses sont entièrement dues au défaut d’entretien du parc nucléaire français, et à la décision de ne plus importer de gaz russe.

L’engloutissement de sommes colossales pour compenser les hausses de tarif cherche donc à limiter le prix des erreurs commises dans notre stratégie énergétique depuis plusieurs années. et rien d’autre. Mais, consciencieusement, Bruno Le Maire continue à expliquer le contraire de la réalité, pour le plus grand bonheur des macronistes moyens qui croient qu’un gendre idéal est forcément quelqu’un de compétent parce qu’il parle bien.

Naufrage budgétaire complet en vue

Mais la véritable information ne tient pas à la énième glose gouvernementale sur le méchant Poutine qui fait monter les prix. Elle tient au naufrage budgétaire complet qui se prépare en sous-main, dans le plus parfait déni du ministre de l’économie. Et ce naufrage n’est dû qu’à l’incurie du système Macron et à son grand argentier Le Maire.

Ainsi, alors que Macron a autoritairement placé le Parlement en congé au moment où le gouvernement devrait déposer le projet de loi de finances, Bercy a organisé une sorte de conférence de présentation, dont le compte-rendu dissipe toute ambiguïté sur la mauvaise gestion de ce pays. C’est sûr, la France n’est pas sous contrôle !

Donc, les « dialogues de Bercy » ont permis d’en savoir plus sur l’état de nos finances :

Les prévisions sont revues à la baisse. Le PIB devrait croître de seulement 1 %, contre 1,4 % espéré encore en juillet par le gouvernement. L’inflation devrait être pour l’année 2022 à 5,3 % (contre 5 % attendus), avant de baisser l’année prochaine à 4,2 % (3,2 % jusqu’ici). Côté déficits, Bruno Le Maire espère tenir les 5 % en 2023.

Donc, on récapitule : alors que, en 2020, Bruno Le Maire nous annonçait une remontada économique historique pour 2021, qui devait nous mettre au même niveau que 2019 (qui fut une mauvaise année), finalement, nous en sommes bien loin.

Statistique: Évolution par rapport à l'année précédente du Produit Intérieur Brut (PIB) en volume en France de 2000 à 2021 | Statista


Trouver plus de statistiques sur  Statista

On rappellera ici que, contrairement aux élucubrations proférées la main sur le coeur par Bruno Le Maire en son temps, le PIB de 2021 n’a pas rattrapé le niveau de 2019. En 2022, nul ne sait exactement à quoi il ressemblera, et tout indique que 2023 ne sera pas mieux.

Il est encore trop tôt pour le dire avec précision, mais l’hypothèse d’une incapacité de la France à retrouver son PIB constant de 2019 n’est pas exclue…

Inflation et déficit, les deux mamelles de la macronie

Pour le reste, les Français sentent bien que leur dindon de Le Maire, qui leur promettait une guerre économique totale contre la Russie, grâce à laquelle Poutine devait s’écrouler, ne mesurait pas très bien, en début d’année, la portée de ses propos.

En fait d’effondrement économique, c’est plutôt la France qui morfle aujourd’hui, avec une inflation qui n’est jamais que la suite logique des politiques de quantitative easing menées depuis des années par la BCE, et un déficit toujours autant hors de contrôle faute de purger les dépenses publiques de tous leurs compartiments inutiles.

Selon toute vraisemblance, la France affichera, en 2023, un déficit public de 5% du PIB ! Compte tenu de la remontée des taux, cette transformation de nos comptes publics en panier percé pourrait devenir un véritable piège dont le gouvernement ne parviendra pas à se sortir.

Surtout, la politique affichée par le gouvernement consistant à dépenser des mille et des cents pour « protéger » la population, nul ne sait où l’on finira pas trouver l’argent.

C’est ce qu’on appelle la spirale inflationniste : la BCE va faire tourner la planche à billets pour aider l’Etat à faire face… aux conséquences de l’inflation.

Pas de réforme des droits de succession

Dans la pratique, le budget qui s’annonce sera de toute façon une suite de rafistolages incertains au milieu d’une tempête qui se lève. Autant dire que les parlementaires n’auront guère le temps de le discuter. Et ce silence forcé sera d’autant plus vrai que Macron a d’ores et déjà annoncé qu’il ferait passer ce budget à coup de 49-3.

La seule innovation que certains avaient espéré tenait à une potentielle baisse des droits de succession. Cette promesse de campagne faite par Emmanuel Macron ne sera évidemment pas tenue !

« Le gouvernement a entrebâillé une fenêtre sur les droits de successions », résume Jean-François Husson. « C’est une manière d’obtenir les faveurs de tel ou tel, notamment les LR », reconnaît le rapporteur général, mais il entend « avoir l’intérêt supérieur du pays dans le viseur ». Et pour le sénateur LR, « dans les priorités du moment, l’enjeu de l’offre énergétique, intégrant l’enjeu climatique, est nettement au-dessus » de celui d’une baisse des droits de succession.

Officiellement, le gouvernement ne s’opposera pas à un amendement LR qui proposerait cette baisse… mais le PLF n’en porte pas la mention à ce stade.

La réforme des retraites à la hussarde

Au fond, la seule innovation « réformatrice » du débat budgétaire sera discutée autour du PLFSS et non du PLF. Il s’agit de la fameuse réforme des retraites, jamais promulguée, et désormais fortement réduite en taille et en volume.

Selon toute vraisemblance, Macron introduira un article dans le PLFSS prolongeant les effets du dispositif Touraine qui allongeait progressivement la durée de cotisation (en application de la loi Fillon de 2003, d’ailleurs). C’est le degré zéro de la réforme, mais c’est aussi le plus efficace dans la durée, et le moins douloureux politiquement.

Ce choix de bon sens cause déjà pas mal de remous dans la majorité. Il faut dire que la technique consistant à passer au forceps, probablement au 49-3, sur un sujet sensible, après avoir annoncé un changement de méthode et un conseil national de la refondation, n’incite guère à la mobilisation des troupes.

L’attente de la grande correction boursière

Dans ce contexte tendu, tout le monde s’attend par ailleurs à une automne désastreux pour les placements financiers. Depuis plusieurs semaines, la bourse bat de l’aile et se trouve dans une sorte de Bear Market, de zone baissière durable.

Depuis un an, on le voit le CAC 40 fait du yoyo, mais il tend à passer durablement sous la barre des 6.000 points. Voilà une tendance qui devrait faire des dégâts encore plus lourds que l’inflation.

Faut-il craindre la grande correction annoncée depuis des années ? Ce n’est pas impossible… comme nous l’expliquons dans un papier par ailleurs. Et il faut s’y préparer dès maintenant.

Dans tous les cas, 5 ans de macronisme et de le mairisme ont littéralement rincé le pays et multiplié les points de vulnérabilité de notre économie face au vent mauvais qui se lève.


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