Cas de grippe aviaire : après la vaccination, le confinement des volailles

Cas de grippe aviaire : après la vaccination, le confinement des volailles


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Même si la trame narrative du Covid est morte, les instances sanitaires continuent à maintenir un discours de la peur, sur un virus aux conséquences potentiellement mortelles de type COVID. Après la détection des premiers cas de grippe aviaire en France, le gouvernement a porté le niveau de risque de contamination à « élevé » sur l’ensemble du territoire, entraînant le confinement des volailles d’élevage depuis le 9 novembre. Si la vaccination des canards dans les élevages de plus de 250 têtes est devenue une pratique courante depuis l’automne 2023. Aujourd’hui, on tire la sonnette d’alarme sur  une épidémie de grippe aviaire dans quelques départements.

Le ministère de l’Agriculture a publié un arrêté au Journal officiel vendredi 08 novembre, annonçant le renforcement des mesures de prévention contre l’influenza aviaire. Selon ce texte, la décision a été motivée par la « dynamique forte et persistante de l’infection dans les couloirs de migration » et la propagation du virus par les oiseaux migrateurs traversant la France métropolitaine. Ce passage au niveau de risque élevé vise à intensifier les efforts de surveillance et à protéger les élevages avicoles contre de nouvelles contaminations.

Risque de contamination à un niveau élevé

Ce texte stipule que la France est placée en risque « élevé » à compter du 9 novembre 2024. Le confinement des volailles d’élevage est donc obligatoire. Il faut également protéger leur alimentation et leur abreuvement contre tout risque de contamination par le virus.

Les mesures de surveillance et de prévention seront aussi renforcées selon l’arrêté. Le bulletin hebdomadaire du 5 novembre diffusé par le ministère de l’Agriculture a annoncé de nouveaux cas d’infection dans deux élevages dans le Morbihan. Au total donc, le virus a contaminé 6 foyers de volailles.

Lorsque le niveau de risque est classé comme « élevé », plusieurs précautions s’imposent. Les volailles des grands élevages, comptant plus de 50 oiseaux, doivent être abritées et leur nourriture protégée. Dans les élevages plus modestes, les volailles doivent être confinées ou protégées par des filets.

Réactions partagées au sein des syndicats agricoles

Cette nouvelle a suscité des réactions contrastées, notamment de la part des syndicats minoritaires comme la Confédération paysanne et le Modef. Dans un communiqué commun, ils dénoncent l’inefficacité perçue des mesures de confinement. « L’obligation de claustrer toutes les volailles est incompréhensible », ont-ils affirmé, ajoutant que les mêmes règles appliquées chaque hiver n’ont pas prouvé leur efficacité. Ces syndicats remettent en question la pertinence de cette stratégie, accusant les autorités de persister dans un « déni de réalité ».

Certains agriculteurs admettent que le confinement peut entraîner du stress et ralentir la croissance des volailles. Pour faire face aux risques récurrents de pandémie, certains éleveurs ont déjà  investi dans des infrastructures d’élevage adaptées, visant à assurer un bien-être optimal à leurs animaux.

La France avait déjà connu un niveau de risque « élevé » durant la saison passée, entre le 5 décembre et le 18 mars, avant de revenir à un niveau « négligeable » mi-octobre 2024.


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