Boyard l'imposteur : quand les gauchistes de plateau cachent leur luxe, par Veerle Daens

Boyard l'imposteur : quand les gauchistes de plateau cachent leur luxe, par Veerle Daens


Partager cet article

Il y a des instants volés qui valent tous les discours du monde. Des microsecondes où le masque glisse, révélant l’abysse d’hypocrisie qui constitue le socle de notre caste politique. Louis Boyard, député LFI, ancien VRP cathodique recyclé en tribun de la plèbe, vient de nous offrir une séquence magistrale de duplicité.

0:00
/0:18

Observez bien la scène. Elle est d’une perfection symbolique quasi obscène. L’homme s’apprête à livrer son homélie favorite : la dénonciation des "riches", ces parasites infâmes qui, selon le catéchisme collectiviste, affament le peuple. Mais juste avant que le projecteur ne s’allume, un réflexe de survie. D'un geste furtif, presque reptilien, M. Boyard retire sa montre de valeur. Trop voyante. Trop incompatible avec le costume de prolétaire ascétique qu'il s'apprête à endosser. Le symbole du capitalisme honni doit disparaître dans la poche pour que le spectacle de l’indignation vertueuse puisse commencer.

Ce geste n’est pas une anecdote ; c’est l’essence même de cette gauche caviar, cette caste de donneurs de leçons qui a érigé la tartufferie en vertu cardinale. Ils sont les parasites les plus efficaces du système qu’ils prétendent combattre. Ils hurlent à l’injustice sociale, exigent toujours plus de taxes, plus d’État, plus de servitude – pour les autres. Car pour eux-mêmes, ils profitent sans vergogne des fruits du marché libre qu'ils veulent détruire. Ils vivent grassement de l’argent public, siphonnent les ressources créées par le secteur privé via l’impôt, tout en crachant sur ceux qui créent la richesse. C’est l’éternel mantra socialiste : la morale pour toi, le luxe pour moi, et le contribuable pour payer la facture.

Il est impératif de crever l’abcès de la naïveté : ce que vous voyez à l’écran n’est pas la réalité. C’est une mise en scène permanente. Le politicien moderne, et particulièrement celui qui se drape dans la vertu outragée, est un acteur. Boyard, rodé aux techniques de la télévision, maîtrise ce théâtre mieux que quiconque. Il y a un abysse entre le personnage public – le justicier social – et l'individu privé – le jouisseur cynique et opportuniste. Ce sont des menteurs professionnels, des hypocrites accomplis dont la seule compétence réside dans la manipulation de vos émotions pour assurer leur propre ascension.

Et c’est là que la farce devient une tragédie. On ne peut que plaindre les Français ordinaires qui continuent de se laisser berner par ces saltimbanques. Ceux qui confondent le théâtre médiatique avec la vraie vie, prenant des postures calculées pour des convictions authentiques. Votre crédulité fait leur fortune.

En accordant votre confiance à ces imposteurs, vous vous condamnez à des déceptions cuisantes et, pire encore, à la spoliation. Car lorsque l’idéologie punitive qu'ils prônent aura ruiné le pays, soyez certains qu'ils auront déjà mis leurs montres de luxe à l'abri, loin de la misère qu'ils auront eux-mêmes orchestrée. L'heure tourne, mais pour ces hypocrites, c'est toujours l'heure de profiter.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
"17/20 et recalé 28 fois…", ces lycéens modèles abandonnés par Parcoursup
Photo by Avery Evans / Unsplash

"17/20 et recalé 28 fois…", ces lycéens modèles abandonnés par Parcoursup

Alors que les premiers résultats de Parcoursup tombaient le 2 juin, des lycéens aux dossiers impeccables découvraient des dizaines de refus. Nikita, 17 de moyenne générale au lycée André-Malraux de Biarritz, 28 vœux rejetés malgré maths-physique, quatre langues et une formation Python. À Toulon, Katya, 16 de moyenne en ST2S, préparée depuis des années pour devenir manipulatrice radio, se retrouve sur liste d’attente tandis que ses vœux infirmiers sont acceptés. Derrière ces cas, révélés par Le P


Rédaction

Rédaction

Euro numérique : quand la CNIL s'inquiète elle-même pour votre vie privée
Photo by Masood Aslami / Unsplash

Euro numérique : quand la CNIL s'inquiète elle-même pour votre vie privée

La CNIL et son homologue allemande , BfDI, ont posé, le 13 mai, leurs conditions à la confidentialité de l'euro numérique. Le Comité européen de la protection des données exige que la BCE révise sa copie sur trois points critiques. Pendant ce temps, à Bruxelles, la BCE continue de promettre la « liberté de paiement » et le calendrier, lui, ne bouge pas : émission prévue pour 2029. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essen


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

L'humeur de Veerle Daens : Mélenchon à Saint-Denis, la primaire est finie, le décret commence

L'humeur de Veerle Daens : Mélenchon à Saint-Denis, la primaire est finie, le décret commence

Mes chers libertariens de l'Absurdistan, permettez à une Flamande qui prend son café devant le carillon de Saint-Rombaut de vous rapporter ce qui s'est dit dimanche place Victor-Hugo à Saint-Denis, entre une mairie insoumise et une basilique royale — car le décor, déjà, est un programme. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque


CDS

CDS

Sans surprise, fin du cessez-le-feu en Iran

Sans surprise, fin du cessez-le-feu en Iran

par Thibault de Varenne Le cessez-le-feu du 8 avril n'aura tenu ni le détroit, ni le Liban, ni la parole donnée. On l'a salué pourtant. On a parlé de retour à la raison, de désescalade, de fenêtre diplomatique. Deux mois plus tard, comme je l'avais annoncé en son temps, les forces américaines arraisonnent un navire iranien dans le Golfe, frappent une île d'Ormuz, et l'Iran réplique sur un centre de commandement et sur des installations à Bahreïn et au Koweït. LE COURRIER DES STRATÈGES


Rédaction

Rédaction