Black-out numérique: comment Téhéran a digéré la révolte

Black-out numérique: comment Téhéran a digéré la révolte


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Le rétablissement partiel et hautement contrôlé de l'accès à Internet en Iran, après près de 200 heures de coupure totale, ne marque pas un retour à la normale. Entre répression brutale du régime et soupçons d'ingérence étrangère armée, Téhéran démontre la résilience de son appareil sécuritaire face aux velléités d'interventionnisme de l'Occident.

Après un blocage d’Internet imposé par les autorités, les Iraniens étaient coupés du monde depuis le 8 janvier 2026. Les SMS et les appels internationaux étaient bloqués. Samedi soir, les autorités ont annoncé un rétablissement « progressif » d’Internet en Iran. Cette coupure sans précédente était à priori un moyen de dissimuler une répression violente des manifestations. Selon un rapport de Reuters, la manifestation aurait causé au moins 5.000 décès.

Un retour progressif d’Internet

Pendant 10 jours, les Iraniens étaient coupés du monde. Les autorités ont imposé une coupure immédiate de toute communication. L’internet mondial était bloqué et les Iraniens n’ont pas pu accéder à Instagram, Telegram ou WhatsApp, les applications étrangères les plus utilisées en Iran.  Il était impossible d’envoyer des SMS ou de lancer des appels internationaux. Parfois même, les appels locaux étaient bloqués. Seul l’internet local a fonctionné, ce qui a permis aux Iraniens d’utiliser les applications de taxi et de livraisons et d’accéder aux divers services bancaires.

Trump a-t-il vraiment peur de frapper le régime iranien? par Thibault de Varenne
En ce milieu de janvier 2026, alors que les rues de Téhéran, d’Ispahan et de Tabriz grondent d’une colère que la répression ne parvient plus tout à fait à étouffer, une question obsède les chancelleries occidentales et les observateurs du Moyen-Orient. Donald Trump, le président qui promettait le feu et

Dimanche soir, « les autorités compétentes ont annoncé que l’accès à internet serait progressivement rétabli », a déclaré Tasnim, une agence de presse privée iranienne. Effectivement, les journalistes de l’AFP ont indiqué qu’ils ont pu accéder à l’Internet mondial dimanche matin, depuis Téhéran. En ce qui concerne les appels téléphoniques vers l’étranger, ils ont été rétablis mardi. Les échanges par SMS à l’échelle internationale sont en revanche possibles depuis samedi.

Selon Tasnim, « une source bien informée »  a annoncé l’activation prochaine des applications de messagerie locales sur l’Internet national iranien. Les raisons de ce retour « progressif » restent méconnues. Mais les défenseurs des libertés numériques craignent que les Iraniens subissent un isolement informationnel sur une longue durée.

La faillite de l'ingérence par procuration

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a été clair dimanche: « Une attaque contre le Guide suprême de notre pays équivaudrait à une guerre totale contre la nation iranienne ». Cette fermeté répond directement aux appels de Donald Trump en faveur d'un changement de régime.

Cependant, les rapports du Wall Street Journal soulignent une réalité pragmatique : les États-Unis n'ont ni les ressources militaires locales, ni la certitude qu'une campagne de frappes suffirait à faire tomber le système. Le "Regime Change", fantasme néoconservateur, se heurte une fois de plus à la réalité d'un État prêt à tout pour sa survie.

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L’Iran est désormais coupée du monde, grâce à black-out numérique sans précédent pour le pays. Pendant ce temps, la presse subventionnée ou étrangère glose sur le nombre de morts du fait d’une répression sans état d’âme. Alors, l’Iran, combien de morts ? Et quelle est la fiabilité des sources citées. Depuis

L'aspect le plus troublant réside dans la mutation de la contestation. Si la colère initiale contre le coût de la vie était légitime, l'émergence d'individus masqués et lourdement armés attaquant des infrastructures étatiques brouille la ligne du "manifestant pacifique".

Dans cette optique, l'accusation de Téhéran visant l'Occident et Israël comme architectes du désordre gagne en crédibilité factuelle, transformant une crise sociale en un terrain de jeu géopolitique dangereux.


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