BioNTech annonce un bilan positif grâce à son vaccin actualisé

BioNTech annonce un bilan positif grâce à son vaccin actualisé


Partager cet article

Face à une éventuelle recrudescence des maladies respiratoires cet hiver, les autorités sanitaires américaines encouragent les personnes âgées et les immunodéprimées, à effectuer leur rappel. Une aubaine pour la société de biotechnologie allemande, Biopharmaceutical New Technologies (BioNTech),avec son vaccin Comirnaty actualisé, mis au point avec Pfizer. Les résultats du troisième trimestre 2024 montrent une croissance des recettes et des bénéfices, malgré une légère baisse des prévisions annuelles.

Malgré une légère baisse du cours de son action, BioNTech affiche des performances solides au troisième trimestre, confirmant le succès commercial de ses vaccins adaptés aux variantes de la COVID-19. La société reste confiante quant à ses perspectives annuelles, tout en ajustant ses dépenses pour optimiser sa rentabilité dans un contexte de marché en évolution. Les résultats financiers de BioNTech pour le troisième trimestre de 2024 révèlent une santé. La société a enregistré un chiffre d’affaires de 1,244 milliard d’euros (environ 1,36 milliard de dollars), en hausse par rapport aux 895,3 millions d’euros obtenus durant la même période l’année précédente. Cette augmentation est largement attribuable aux approbations reçues plus tôt cette année pour ses vaccins adaptés aux dernières variantes de la COVID-19, permettant à BioNTech de répondre efficacement à la demande de vaccinations actualisées.

Prévisions de recettes et ajustement des dépenses

Le bénéfice net de BioNTech a connu une croissance, atteignant 198,1 millions d’euros, contre 160,6 millions d’euros il y a un an. En conséquence, le bénéfice par action (EPS) a augmenté, passant de 66 cents à 81 cents. Jens Holstein, directeur financier de BioNTech, a souligné l’importance des approbations précoces dans cette performance, déclarant : « Nous avons lancé avec succès nos vaccins de COVID-19 adaptés aux variantes à la réception d’approbations antérieures par rapport à l’année dernière. Cela a généré de forts revenus au troisième trimestre. » Depuis le début du Covid, les laboratoires pharmaceutiques sont les principaux bénéficiaires de la crise sanitaire et profitent grassement de l’argent public.

Pour l’ensemble de l’exercice 2024, BioNTech anticipe que ses recettes se situeront dans la partie inférieure de la fourchette de ses prévisions, comprises entre 2,5 et 3,1 milliards d’euros. Cette prévision tient compte de plusieurs facteurs, notamment l’absorption des vaccins COVID-19 et les niveaux de prix actuels.

En outre, BioNTech a ajusté à la baisse ses dépenses prévues pour les frais de vente, passant de 700-800 millions d’euros à une fourchette réduite de 600-700 millions d’euros. Les dépenses d’investissement sont également revues à la baisse, avec une prévision entre 300 et 400 millions d’euros, contre 400-500 millions d’euros initialement estimés.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Penser à l’ère de l’IA: réponses aux critiques et petit guide d’auto-défense mentale, par Eric Lemaire

Penser à l’ère de l’IA: réponses aux critiques et petit guide d’auto-défense mentale, par Eric Lemaire

La vidéo publiée récemment avec notre directeur de rédaction a suscité des réactions intéressantes, parfois encourageantes, parfois révélatrices d’un profond malentendu, et parfois simplement agressives. C’est normal. Toute rupture technologique sérieuse provoque ce type de réactions : enthousiasme confus, rejet pavlovien, nostalgie déguisée en lucidité, ou colère sans objet. Mais derrière ces commentaires se dessine un problème plus grave : beaucoup parlent de l’intelligence artificielle sans


Rédaction

Rédaction

Ces étranges liens entre Epstein et Ehud Barak, ancien du MOSSAD et ex-premier ministre israélien, par Elise Rochefort

Ces étranges liens entre Epstein et Ehud Barak, ancien du MOSSAD et ex-premier ministre israélien, par Elise Rochefort

Une rumeur récurrente prétend que ce serait Ehud Barak, alors patron du MOSSAD, qui aurait recruté et formé Jeffrey Epstein, ce qui n'est ni prouvé ni évident. En revanche, la proximité récente entre Epstein et Barak est détaillée ici par Elise Rochefort, et jusque dans des détails troublants... L'ouverture monumentale des archives du Département de la Justice des États-Unis, orchestrée entre décembre 2025 et février 2026 en application de la loi sur la transparence des dossiers Epstein (Epstei


Rédaction

Rédaction

Que disait l'espion israélien Ben-Menashe sur Epstein et le MOSSAD

Que disait l'espion israélien Ben-Menashe sur Epstein et le MOSSAD

Pour comprendre l'affaire Jeffrey Epstein, il faut cesser de la regarder par le petit bout de la lorgnette du fait divers sordide. Comme le souligne souvent Ari Ben-Menashe, ancien officier du renseignement militaire israélien (Aman), nous sommes face à une infrastructure de renseignement pure et dure, où le sexe n'est pas une fin, mais une munition. 1. Le "messager" de l'ombre : qui est Ari Ben-Menashe? Avant d'analyser ses propos, rappelons d'où il parle. Ben-Menashe n'est pas un théoricien


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Loi sur l'euthanasie : quels sont les lobbies qui ont façonné le texte au Sénat ? par Elise Rochefort

Loi sur l'euthanasie : quels sont les lobbies qui ont façonné le texte au Sénat ? par Elise Rochefort

Dans une indifférence relative, le Sénat a longuement débattu la proposition française de loi sur l'euthanasie. Derrière les débats éthiques avec de grandes postures philosophiques, Elise Rochefort fait le point sur les cabinets de lobbying qui ont agi dans l'ombre pour façonner le texte. L'ouverture des débats parlementaires au Sénat en janvier 2026 concernant les propositions de loi sur la fin de vie marque une étape charnière dans l'histoire de la bioéthique française. Ce moment législatif,


Rédaction

Rédaction