Alors que le gouvernement et la Banque de France tentaient encore, il y a peu, de nous rassurer sur une « croissance résiliente », les derniers chiffres de ce printemps 2026 sonnent comme un coup de semonce. Le spectre que tout le monde redoutait — la stagflation — n'est plus un « risque de queue » (tail risk) théorique, mais une probabilité de 35 % à 40 % pour les six prochains mois.

Entre une croissance anémique plafonnant à 0,9 % et une inflation qui menace de franchir à nouveau les 2,6 % sous la pression du choc énergétique au Moyen-Orient, l'épargnant français se retrouve pris en étau. Voici mon analyse pour naviguer dans cette zone de turbulences sans y laisser son capital.

Ce week-end, nous proposerons, aux abonnés qui souscriront une formule annuelle, un dossier opérationnel complet pour adapter sa stratégie d'investissement à la stagflation qui arrive. Ne manquez pas cet événement.
Le "Grand Retournement" : une économie sous respiration artificielle
Le conflit en cours entre l'Iran et Israël a agi comme un révélateur. Avec un baril de Brent qui s'installe au-dessus des 100 dollars, la mécanique est implacable : hausse des coûts de production, érosion du pouvoir d'achat et paralysie d'une Banque Centrale Européenne (BCE) piégée entre la lutte contre les prix et le soutien à une activité en berne.
En France, le marché du travail ne sert plus de bouclier. Le chômage remonte inexorablement vers les 8,1 % à mi-2026. Ce n'est pas une crise de panique, mais un refroidissement structurel. Pour les stratèges, le message est clair : l'immobilisme est aujourd'hui votre plus grand risque.
Le budget 2026 : le coup de grâce fiscal?
Pour ne rien arranger, le Projet de Loi de Finances (PLF) pour 2026 vient alourdir la barque. Dans un contexte de finances publiques exsangues, la « flat tax » passe de 30 % à 31,4 % pour la plupart des revenus financiers.

