En ruinant les épargnants, la BCE pourrait faire admettre l’euro numérique
La brutale remontée des taux directeurs décidée par la BCE jeudi, que nous avons commentée hier, peut être analysée de deux points de vue très différents. Le premier (plausible) fait l’hypothèse que la BCE mène un combat aveugle contre l’inflation, au risque de déstabiliser le marché bancaire et assurantiel. Le second (que nous exposons ici) est que cette prise de risque est pleinement assumée par les autorités monétaires, pour lesquelles une crise de l’épargne faciliterait sans doute le passage
Éric Verhaeghe