Atlanticistes contre Mondialistes, par Sviatoslav Kniazev

Atlanticistes contre Mondialistes, par Sviatoslav Kniazev


Partager cet article

Dans la presse européenne, l’on a l’habitude d’opposer les mondialistes aux souverainistes, aux patriotes, aux nationalistes, mais rarement aux « atlanticistes ». Le mot « mondialiste » ne pose a priori pas de problème de définition et il est possible de voir son utilisation dès les années 60, avec, par exemple, un article du Monde d’août 1967, titré : « Le mouvement mondialiste entend lutter contre les démons du nationalisme ». La cible en matière d’antagonisme est donc bien ajustée. Il n’en est pas de même avec le terme « atlanticiste », à ne pas confondre avec « atlantiste ». L’atlantisme est le courant politique, conceptualisé au début de la guerre froide, qui prône une alliance militaire centrée sur les États adjacents à l’océan Atlantique Nord et par extension, entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Nous en avons une parfaite illustration avec le conflit Ukro-Otan et la Russie. Mais quid des « atlanticistes » ? Il s’agit en fait d’un courant identitaire, porté par certains historiens franco-américains, et qui aborde l’espace Atlantique – réunissant les États-Unis (ou plutôt les Amériques), la Grande-Bretagne, l’Europe, voire l’Afrique en raison de l’esclavage – sous un angle civilisationnel. Ainsi, l’histoire atlantique entend dégager des caractéristiques qui privilégient l’appréhension analytique d’un espace unitaire et intégré d’où peuvent être observées et décryptées les relations entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques. C’est donc dans ce champ qu’il faut décrypter les idées de cet article : une opposition entre les mondialistes et ceux qui défendent une conception civilisationnelle propre à l’espace atlantique, vu comme socle de l’Occident.

Iran, guerre régionale aujourd'hui, guerre mondiale demain? par Thibault de Varenne

Iran, guerre régionale aujourd'hui, guerre mondiale demain? par Thibault de Varenne

Le 28 février 2026 restera dans les annales diplomatiques comme le jour où l'illusion de la « frappe chirurgicale » s'est fracassée sur les réalités brûlantes du Levant. En lançant l'opération Epic Fury (ou Rising Lion), Washington et Tel-Aviv n'ont pas seulement visé les centrifugeuses de Natanz ou les centres de commandement de Téhéran ; ils ont, par une réaction en chaîne dont la maîtrise leur échappe déjà, acté la naissance du premier conflit régional total de cette décennie. Mais au-delà de


Rédaction

Rédaction

Guerre au Moyen-Orient : l’escalade touche les infrastructures énergétiques

Guerre au Moyen-Orient : l’escalade touche les infrastructures énergétiques

La confrontation entre l’Iran et Israël a franchi un nouveau seuil, entraînant dans son sillage plusieurs États du Golfe et les États-Unis. Frappes aériennes, attaques de drones et tirs de missiles se succèdent, tandis que les infrastructures énergétiques et diplomatiques deviennent des cibles. La spirale militaire semble désormais dépasser le face-à-face initial pour s’étendre à l’ensemble de la région. Le conflit opposant l'Iran, ses mandataires et l'alliance israélo-américaine a franchi un n


Rédaction

Rédaction

L'or monte : quand faudra-t-il vendre ? par Vincent Clairmont

L'or monte : quand faudra-t-il vendre ? par Vincent Clairmont

L'essentiel : Le marché de l'or a franchi un cap historique ce lundi 2 mars 2026, propulsé au-delà des 5 300 $ l'once après des frappes coordonnées des États-Unis et d'Israël contre l'Iran survenues durant le week-end. Pourquoi c'est important : Ce n'est plus une simple spéculation. Le métal jaune s'impose comme la "véritable monnaie physique" alors que le pétrole s'envole et que les actifs numériques comme le Bitcoin échouent à servir de refuge. Optimisation fiscale 2026 : le guide (gratui


Rédaction

Rédaction

Israël mobilise 100 000 réservistes face à l’Iran

Israël mobilise 100 000 réservistes face à l’Iran

Tsahal a annoncé l’appel de près de 100 000 réservistes dans le cadre d’une offensive visant Iran, affirmant mobiliser « toute sa puissance, comme jamais auparavant ». Reste à savoir, si cette démonstration de force va inciter les acteurs concernés à choisir la voie du dialogue ou de la désescalade. Cette déclaration marque une étape supplémentaire dans l’escalade entre les deux puissances régionales, déjà engagées dans une confrontation indirecte depuis plusieurs années. Une mobilisation mil


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany