Armée US : la réintégration des non-vaccinés, un retour en demi-teinte

Armée US : la réintégration des non-vaccinés, un retour en demi-teinte


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Avec la nomination de Pete Hegseth à la tête du Pentagone en janvier 2025, Donald Trump marque un tournant dans la politique militaire américaine. L’une de ses premières actions, le 27 janvier, était la signature d’un décret ordonnant la réintégration des militaires exclus pour refus du vaccin contre le COVID-19. Une décision symbolique, présentée comme une réparation face à ce que l’ancien président qualifie d’« injustice » envers près de 8 200 soldats, marins, aviateurs et Marines renvoyés entre 2021 et 2023. Mais seulement environ 650 d’entre eux ont exprimé le désir de reprendre le travail, même si  Donald Trump leur a promis de verser les arriérés de salaire.

Sous l’administration Biden, le Pentagone avait imposé la vaccination obligatoire, jugée essentielle par l’ex-secrétaire à la Défense Lloyd Austin pour « maintenir une force saine ». En 2021, Christine Wormuth, secrétaire à l’Armée de terre, avait averti : « Des soldats non vaccinés présentent un risque pour nos forces ». Malgré ces arguments, Trump, dès son retour au pouvoir, dénonce un mandat « abusif » ayant privé l’armée de « patriotes ». Son décret promet non seulement de réintégrer les concernés à leur ancien grade, mais aussi de leur verser les salaires perdus. Pourtant, les résultats restent modestes. En 2023, après la levée du mandat vaccinal, seuls 113 militaires sur 8 200 avaient répondu aux appels à la réintégration. En 2025, malgré les nouvelles incitations financières, environ 650 personnes (8 %) ont manifesté un intérêt, selon les derniers chiffres.

Des soldats chassés de l’armée pour refus de vaccination

En août 2021, le Pentagone a rendu la vaccination contre le Covid-19 obligatoire. Tous les membres du service de la défense incluant ceux de la Garde nationale et de la Réserve devaient respecter l’obligation vaccinale sous peine d’être démobilisés. Lloyd Austin, le secrétaire d’Etat à l’époque, a déclaré que le vaccin est indispensable afin de maintenir la force armée saine et pour qu’elle soit capable à défendre la nation.

Environ 8.200 hommes ont refusé de recevoir les vaccins contre le Covid-19. Ils ont été chassés de l’armé. Le Pentagone a supprimé le mandat de vaccination en 2023. Depuis, l’armée et le Corps de Marines ont essayé de contacter ces hommes démobilisés par courriers, SMS et appels téléphoniques afin de leur informer qu’ils sont autorisés à rejoindre de nouveau la force.

Une semaine après son entrée à la Maison Blanche, Donald Trump a également pris une mesure visant à encourager les soldats démobilisés à revenir. Selon le président, l’armée a perdu  « l’un de nos meilleurs gens » à cause du mandat de vaccination. Il a d’ailleurs mentionné cela dans un décret. Trump a juré de « rengager tous les patriotes qui avaient été licenciés de l’armée » et pour les inciter à revenir, il leur a promis « un contre-remboursement ». En effet, ils recevront un remboursement de leurs salaires perdus.

Mais  les efforts du département de la Défense et la promesse de Donald Trump n’ont pas réussi à convaincre les hommes démobilisés à revenir.

Un retour en demi-teinte


En effet, les résultats restent modestes. En 2023, après la levée du mandat vaccinal, seuls 113 militaires sur 8 200 avaient répondu aux appels à la réintégration. En 2025, malgré les nouvelles incitations financières, environ 650 personnes (8 %) ont manifesté un intérêt, selon les derniers chiffres. Les efforts de contact menés par l’Armée et les Marines — courriels, appels, SMS — ont permis d’identifier 553 Marines et 200 soldats potentiellement intéressés. La Navy et l’Air Force, en attente de directives, n’ont pour l’heure enregistré que des retours marginaux.

Selon les chefs militaires, il s’agit d’un chiffre préliminaire. L’armée, le Corps des Marines et l’armée de l’air comptent redoubler d’efforts pour contacter les membres des troupes déchus. Ils attendent seulement des conseils supplémentaires. Les responsables pensent que ce chiffre va augmenter après la publication officielle de leurs mises en demeure.


Les obstacles sont nombreux : les anciens militaires doivent repasser les étapes d’enrôlement, respecter les normes physiques et s’engager pour au moins deux ans. De plus, beaucoup ont reconstruit leur vie civile. Comme le soulignent des responsables militaires, « les chiffres sont préliminaires : exprimer un intérêt ne signifie pas s’engager ». Seules les personnes licenciées (et non celles ayant démissionné) peuvent prétendre à un remboursement intégral, ce qui complexifie les démarches.


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