Armée américaine : résistance à l’obligation vaccinale décrétée par Biden

Armée américaine : résistance à l’obligation vaccinale décrétée par Biden


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Depuis le 23 août dernier, tous les membres de l’armée américaine, y compris les pilotes de l’air, doivent se faire vacciner. Le secrétaire à la Défense Lloyd Austin a indiqué dans la note de service publiée le 9 août dernier que « Pour défendre la nation, nous avons besoin d’une force en bonne santé et prête à intervenir ». Pourtant, bon nombre des membres de l’armée refusent de se soumettre à cette obligation vaccinale. Une obligation qui va vite devenir une source de controverse et de désorganisation.

Vaccins anti-covid un véritable danger pour les jeunes pilotes

Comme pour la Ready Reserve Navy ou Réserve de l’US Navy, où tous les membres doivent compléter leur parcours vaccinal avant le 28 décembre 2021 sous peine de renvoi., des directives ont été imposées au niveau de l’armée américaine d’active.

Une obligation vaccinale qui n’est pas sans effets secondaires, le lieutenant-colonel Theresa Long, médecin de vol de l’armée de terre, a indiqué que les vaccins contre le Covid-19 sont dangereux pour les jeunes pilotes de l’air. Selon ce spécialiste des maladies infectieuses, ces vaccins peuvent présenter des effets secondaires cardiaques graves chez certains patients, voire un décès en plein vol.

Le Dr Long a ajouté que les vaccins de Pfizer et Moderna peuvent provoquer des risques d’inflammation des muscles du cœur chez les jeunes hommes âgés de 16 à 24 ans, même chez les jeunes sans antécédents médicaux. Or, la plupart des aviateurs en service de l’armée ont une vingtaine d’années.

À cet effet, elle demande l’arrêt de l’utilisation des vaccins Pfizer et Moderna chez les jeunes aviateurs. Ces inflammations cardiaques ont été déjà décelées dans les pays nordiques chez les moins de 30 ans, obligeant les autorités sanitaires à suspendre le vaccin Moderna. Des effets secondaires similaires ont également été signalés en Israël, mais cette fois-ci chez les jeunes de 16-24 ans, ayant reçu une injection de Pfizer.

Notons que le Dr Long a déposé une déclaration sous serment pour contrer le mandat de vaccination de Biden, dans le but d’obtenir une injonction préliminaire contre les vaccins lors d’un procès fédéral.

Il faut souligner que d’autres plaintes ont été déjà déposées, mais les démarches n’ont pas abouti. Le tribunal fédéral du district du Colorado a demandé aux plaignants d’apporter plus de preuves. Cette fois, il a tout simplement rejeté la plainte de Dr Long.

La clause concernant l’exemption vaccinale non respectée

Théoriquement, les membres de l’armée de l’air peuvent demander une exemption pour des raisons religieuses ou médicales. A priori, cette clause n’est pas respectée. Mme Ellis, un colonel de l’Air Force, a effectivement déposé une demande d’exemption religieuse le 17 septembre dernier.

Elle a indiqué que les vaccins contre le Covid-19 ne conviennent pas à ses croyances. Non seulement, elle a refusé de se faire vacciner, mais elle refuse aussi d’ordonner à ses subordonnées de se soumettre à l’obligation vaccinale. Elle a été relevée de ses fonctions.

A noter que seul le vaccin Pfizer est autorisé pour les militaires. On peut déjà s’attendre à des controverses puisque les officiers et soldats chrétiens pourront arguer de l’utilisation de cellules de fœtus avortées dans la fabrication du vaccin, réalité confirmée par les lanceurs d’alerte du Projet Veritas.

Il y a d’autres cas similaires à celui de Mme Ellis et ils sont à l’origine d’un énorme conflit au sein de l’armée de l’air sont encore en service et ils pourraient perdre leur emploi à compter de mardi.

Selon le porte-parole du Pentagone, John Kirby, rares sont les militaires qui bénéficient d’une dérogation. Un lieutenant-colonel des Marines à la retraite a également déclaré à Task & purpose Butch Bracknell que toutes les demandes d’exemption religieuse ne sont pas approuvées. Par ailleurs, elles font généralement  l’objet d’une étude minutieuse qui rend quasiment impossible de se dérober à l’obligation vaccinale, pour des questions de calendrier, quand la demande est rejetée.

Biden serre la vis mais les réfractaires résistent

Les membres des Forces armées n’ont aucune autre issue pour le moment et les sanctions commencent à tomber pour ne citer que le licenciement de Mme Ellis. On peut dire que la situation est tendue, car les deux camps restent sur leur position.

Les dirigeants en faveur du mandat Biden d’obligation vaccinale sont convaincus que le vaccin reste le meilleur moyen de protection contre le Covid-19 et que les militaires doivent se plier aux ordres afin de protéger la nation, leurs familles et les citoyens.

Les militaires qui refusent de se faire vacciner estiment que le mandat de Biden contrevient à l’éthique en plus de prôner des produits dangereux et que c’est une décision purement politique. Obliger les militaires à recevoir un traitement contre leur volonté est une violation de l’éthique médicale d’après le Dr Long. Et ceci d’autant plus qu’il s’agit d’une thérapie au stade expérimental.

En parallèle, Joe Biden a déjà présenté une proposition de décret concernant la vaccination obligatoire aux entreprises de plus de 100 personnes, sa publication est attendue très bientôt. Une obligation vaccinale largement contestée, mais déjà imposée aux policiers et pompiers new-yorkais depuis le 1er novembre.

Une situation critique qui va selon Maria Haberfeld, professeur  au John Jay College of Criminal Justice of New York, engendrer la baisse des effectifs causant ainsi une hausse du taux de criminalité dans la ville.


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