+ 76% en un an pour les prix agricoles
Inflation.- Berlin, ca. 1923 Polizeiabsperrung beim Brotverkauf.

+ 76% en un an pour les prix agricoles


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L’indice Bloomberg des prix agricole enregistre sa plus forte hausse annuelle depuis 30 ans. Ceci pourrait enflammer les différents indices d’inflation dans le monde. Mais pas seulement car comme le souligne l’analyste Jim Reid de Deutsche Bank, la hausse des prix alimentaires est aussi à l’origine de bien des révoltes.

L’alimentation pèse encore lourd dans beaucoup d’indices des prix en Asie où le niveau de vie n’est pas encore aussi élevé qu’en Occident. La population des pays affectés exigera une compensation en salaire ce qui pourrait conduire à une augmentation des prix de production de ces pays et à un essaimage de l’inflation.

Indice Bloomberg des prix agricoles

En substance, cette analyse de Deutsche Bank en totale contradiction avec celle de la Réserve fédérale qui estime que l’inflation actuelle est seulement « conjoncturelle ». Conjoncturel est le vocable langue-de-bois pour désigner quelque chose d’embêtant mais qui sera éphémère.

De l’inflation à l’agitation sociale et aux révolutions

Lorsque cet indice Bloomberg s’est enflammé la dernière fois, c’était entre 2010 et 2011. La réaction populaire ne s’est pas fait attendre et nous avons eu droit au « printemps arabe ».

« Cette tendance d’augmentation des prix alimentaires conduisant à des troubles sociaux remonte loin dans l’Histoire et sert de toile de fond à beaucoup de moments clés. La Révolution française, qui a vu le renversement de l’Ancien Régime, s’est produite après une succession de mauvaises récoltes ayant occasionné une hausse des prix. Un scénario similaire s’est déroulé lors des révolutions européennes de 1848, de mauvaises récoltes de pommes de terre des années 1840 ayant entraîné de sérieuses famines dans une grande partie de l’Europe. Et la chute du régime tsariste en 1917 s’est aussi produite dans un contexte de pénuries alimentaires »

Jim Reid source

Création monétaire contre réchauffement climatique : dangereux cocktail

Le retour à une période chaude comme lors de l’optimum médiéval n’est pas du tout une catastrophe contrairement à ce que prétendent les idéologues prétendument écologistes. Cette période a coïncidé avec de bonnes récoltes et un développement en Europe.

La création monétaire actuelle – dont une partie se destine à prétendument lutter contre le réchauffement climatique – pourrait neutraliser l’amélioration des rendements agricoles en introduisant une hausse des prix injustifiée et artificielle.

Il est encore trop tôt pour savoir si la hausse actuelle aura des conséquences sociales mais quoiqu’il en soit la création monétaire n’a jamais été une solution à aucun problème. Au contraire, elle a toujours engendré les troubles les plus graves comme je l’explique dans mon dernier livre. Saper la monnaie, c’est saper l’autorité souveraine.                                                                      


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