On nous avait promis le calme après la tempête de 2025, nous berçant d’« incertitude », ce mot que les analystes de salon ont servi à toutes les sauces pour masquer leur impuissance. Pourtant, en ce début d'année 2026, le décor est planté : nous ne sommes pas dans une phase de stabilisation, mais bien dans l'œil du cyclone. Entre un Donald Trump qui joue avec les marchés comme avec un jeu de dés et une Union européenne qui s'enfonce dans sa propre bureaucratie, il est temps de regarder la réalité en face, sans les lunettes roses du consensus.
Le retour de Donald Trump aux affaires fin 2024 n'était pas seulement un séisme politique : c'est devenu la variable d'ajustement permanente de l'économie mondiale. Trump l'a dit lui-même : il savoure l'incapacité des marchés à prédire son prochain coup. En 2026, nous subissons de plein fouet les ondes de choc de ses politiques controversées. Ses droits de douane, imposés dès 2025, ont jeté la Réserve fédérale (FED) dans les cordes, l’obligeant à rester sur la défensive pendant que l’inflation jouait au yo-yo (voir graphique).

A ce niveau, ce n'est plus de la diplomatie commerciale, c'est du catch financier. Pendant que les observateurs attendent un « atterrissage en douceur » (soft landing) — ce mirage que la FED poursuit depuis des mois — la réalité du terrain montre un marché du travail américain qui s'effrite. Les révisions à la baisse des créations d'emplois durant l'été 2025 ont sonné la fin de l'arrogance américaine. Certes, l'intelligence artificielle (IA) et les politiques migratoires restrictives de Trump ont artificiellement abaissé le seuil de chômage « acceptable », mais ne vous y trompez pas : la pression monte dans la marmite…