2026 : comment survivre à l’année de toutes les fractures ?

2026 : comment survivre à l’année de toutes les fractures ?


Partager cet article

On nous avait promis le calme après la tempête de 2025, nous berçant d’« incertitude », ce mot que les analystes de salon ont servi à toutes les sauces pour masquer leur impuissance. Pourtant, en ce début d'année 2026, le décor est planté : nous ne sommes pas dans une phase de stabilisation, mais bien dans l'œil du cyclone. Entre un Donald Trump qui joue avec les marchés comme avec un jeu de dés et une Union européenne qui s'enfonce dans sa propre bureaucratie, il est temps de regarder la réalité en face, sans les lunettes roses du consensus.

Le retour de Donald Trump aux affaires fin 2024 n'était pas seulement un séisme politique : c'est devenu la variable d'ajustement permanente de l'économie mondiale. Trump l'a dit lui-même : il savoure l'incapacité des marchés à prédire son prochain coup. En 2026, nous subissons de plein fouet les ondes de choc de ses politiques controversées. Ses droits de douane, imposés dès 2025, ont jeté la Réserve fédérale (FED) dans les cordes, l’obligeant à rester sur la défensive pendant que l’inflation jouait au yo-yo (voir graphique).

A ce niveau, ce n'est plus de la diplomatie commerciale, c'est du catch financier. Pendant que les observateurs attendent un « atterrissage en douceur » (soft landing) — ce mirage que la FED poursuit depuis des mois — la réalité du terrain montre un marché du travail américain qui s'effrite. Les révisions à la baisse des créations d'emplois durant l'été 2025 ont sonné la fin de l'arrogance américaine. Certes, l'intelligence artificielle (IA) et les politiques migratoires restrictives de Trump ont artificiellement abaissé le seuil de chômage « acceptable », mais ne vous y trompez pas : la pression monte dans la marmite…

Affaire Caron-Lecornu : derrière l'accusation d'antisémitisme, une bataille sur la déformation des propos

Affaire Caron-Lecornu : derrière l'accusation d'antisémitisme, une bataille sur la déformation des propos

Accusé d’avoir tenu des propos « dignes des nazis », le député Aymeric Caron annonce porter plainte contre le Premier ministre Sébastien Lecornu. Au cœur du différend : une citation sur Gaza et une accusation d’antisémitisme. Jeudi 19 février, lors du dîner annuel du Crif, le Premier ministre Sébastien Lecornu a franchi un cap rhétorique en accusant Aymeric Caron de tenir des propos « dignes des nazis ». Le député de Paris a riposté dès le lendemain en annonçant une plainte pour diffamation, dé


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Quentin : la Jeune Garde est-elle une armée révolutionnaire clandestine, par Thibault de Varenne

Quentin : la Jeune Garde est-elle une armée révolutionnaire clandestine, par Thibault de Varenne

La mort du jeune Quentin dans les environs d'une conférence donnée par LFI pose la question du véritable rôle de la Jeune Garde, que Jean-Luc Mélenchon continue à protéger. Pour mieux comprendre ce "contexte", il n'est pas inutile de revenir à la théorie marxiste-léniniste de la Révolution, qui inspire Mélenchon depuis toujours. Les faits survenus dans le 7e arrondissement de Lyon s'inscrivent dans une escalade de la violence entre les mouvances radicalisées de gauche et de droite, souvent


Rédaction

Rédaction

L'humeur de Veerle Daens : au CRIF, Lecornu annonce qu'il criminalise la contestation de la Belgique !

L'humeur de Veerle Daens : au CRIF, Lecornu annonce qu'il criminalise la contestation de la Belgique !

Mes chers amis, mes chers compatriotes d’un pays qui n’existe que par accident de l’histoire : c’est donc arrivé. Hier soir, entre le dessert et le café au dîner du CRIF, Sébastien Lecornu — un homme dont le nom évoque plus une spécialité fromagère qu’un destin napoléonien — a décidé de réécrire le Code pénal avec la subtilité d’un char d’assaut dans un magasin de dentelle de Bruges. L’annonce est tombée : on va pénaliser la « remise en cause de l’existence d’un État ». Alors là, je dis : Dank


Rédaction

Rédaction

Pourquoi la Cour Suprême invalide les tarifs de Trump, par Elise Rochefort

Pourquoi la Cour Suprême invalide les tarifs de Trump, par Elise Rochefort

Par une majorité de 6 contre 3, l’arrêt Learning Resources, Inc. c. Trump vient de porter un coup d’arrêt brutal à l’un des piliers de l’agenda économique du Président : les tarifs douaniers massifs imposés sous le couvert de l’urgence nationale. Pour la première fois dans son second mandat, Donald Trump se voit désavoué par la plus haute juridiction du pays sur une question de souveraineté économique. L’illusion de l’urgence : quand « réguler » ne veut pas dire « taxer » Au cœur de cette


Rédaction

Rédaction