USA: les démocrates abandonnent le vaccin obligatoire contre un soutien républicain à l’Ukraine

USA: les démocrates abandonnent le vaccin obligatoire contre un soutien républicain à l’Ukraine


Partager cet article

Le projet de loi annuel sur la politique de défense a été adopté par 83 voix contre 11 par le Sénat jeudi. Ce projet de loi sur le budget de la défense pour 2023 est estimé à 858 milliards de dollars , une partie importante de ce budget est liée aux questions de la défense avec l'OTAN, à la guerre en Ukraine et aux tensions dans la région indo-Pacifique. Cependant, pour obtenir le vote des républicains, les démocrates étaient contraints d’accepter la suppression du mandat de vaccination des membres des forces armées contre le Covid-19, émis au mois d’août 2021. Le GOP a également exigé la réintégration des éléments licenciés pour avoir refusé de se faire vacciner.

Jeudi 15 décembre, le projet de loi National Defense Authorization Act, adopté par la Chambre des représentants la semaine précédente avec 350 voix contre 80, a été approuvé par le Sénat par 83 voix contre 11. Ce budget de la défense de 858 milliards de dollars , le plus important de l’histoire des États-Unis, détermine les fonds destinés à l’armée américaine et aux programmes connexes pour 2023.  Une série de négociations entre l’administration Biden et les républicains a précédé l’adoption de ce projet de loi.  Ces derniers ont exigé la suppression du mandat de vaccination concernant le personnel militaire émis par le Pentagone en août 2021. Pour obtenir le soutien du GOP, les démocrates ont fini par céder à cette requête.

Une approbation conditionnée par la fin de l’obligation vaccinale des militaires

Bientôt, les militaires américains n’auront plus à attester de leur statut vaccinal et les nouvelles recrues n’auront plus à être entièrement vaccinées pour s’enrôler. Le Congrès vient de mettre fin au mandat de vaccination des soldats.

Selon le Post, les républicains ont exigé la réintégration des membres des forces armées licenciés pour avoir refusé la vaccination contre le Covid-19. Ils ont aussi prévu d’enquêter sur la raison pour laquelle, le président Biden et ses conseillers avaient décidé d’imposer cette loi.

Même s’il s’agit d’une « première victoire » depuis que le GOP a pris le contrôle de la Chambre lors des élections de mi-mandat. L’idée du GOP d’offrir des recours aux militaires licenciés n’a pas été adoptée.

Un budget à la hausse pour le soutien de l’Ukraine

L’aide à l’Ukraine et l’assistance militaire aux alliés de l’OTAN figurent également dans ce projet de loi sur le budget de la défense pour 2023. Grâce à ce « compromis » établi entre les républicains et le président Biden, les législateurs ont affecté plus de 6 milliards de dollars à l’Initiative européenne de dissuasion, soit une augmentation d’environ 2 milliards de dollars par rapport à l’année dernière. Ils ont aussi attribué 800 millions de dollars de fonds d’assistance à la sécurité pour l’Ukraine. Cela dit, le déblocage de ces fonds est conditionné.

En effet, la législation a instauré des mesures de contrôle et de comptabilité strictes. Dans le but de mieux suivre les armes expédiées sur les lignes de front,le Pentagone et les inspecteurs généraux qui assurent la supervision des opérations d’assistance à l’Ukraine sont tenus d’établir des rapports réguliers. Ces mesures ont été approuvées par les démocrates et les républicains.

Les leaders du GOP ont même indiqué que lorsqu’ils vont prendre le contrôle de la Chambre au début2023, pour deux ans, ils vont mettre en place des audits supplémentaires plus importants. Ils ont d’ailleurs lancé un signal d’alerte concernant le marché noir des armes.

Notons que le budget adopté de la défense autorise aussi l’augmentation du fonds destiné au maintien de Taïwan face à la menace chinoise. La législation autorise l’attribution d’un budget de 2 milliards de dollars par an (sur cinq ans) destiné à financer la formation et l’achat d’armes pour Taïwan.

Face à la « concurrence stratégique avec la Russie et la Chine », le projet de loi devrait allouer plus de budget au développement d’armes hypersoniques. Le texte sera envoyé à la Maison-Blanche, il est fort probable que le président Biden donne son aval et le signe.

A noter que Taïwan est la zone géographique la plus citée dans ce projet de loi, avec 438 mentions, contre 237 fois pour la Russie, l’Ukraine est citée 159 fois. Cela montre l’importance que les États-Unis accordent à la région indo-pacifique et leur volonté de faire face à l’expansion de l’influence chinoise.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Qui est Bally Bagayoko, candidat LFI élu au premier tour à Saint-Denis, par Elise Rochefort

Qui est Bally Bagayoko, candidat LFI élu au premier tour à Saint-Denis, par Elise Rochefort

Grâce à une intense campagne de dénigrement sur le mode de l'antisémitisme, LFI a réalisé une percée significative dans les villes de plus de 100.000 habitants. Bally Bagayoko, élu au premier tour dans la ville des rois, Saint-Denis, face au maire sortant, en est une figure emblématique. Bally Bagayoko est une figure centrale de La France Insoumise en Seine-Saint-Denis, dont le parcours et la stratégie expliquent la victoire historique dès le premier tour à Saint-Denis. Parcours et profil pol


Rédaction

Rédaction

Inventaire avant fermeture : LFI confirme la fin de la France des petits blancs...

Inventaire avant fermeture : LFI confirme la fin de la France des petits blancs...

On les disait battus d'avance, pour fait d'antisémitisme. Et finalement, les LFI effectuent une percée contre la pensée mainstream ! Leur secret ? Avoir parié sur cette France nouvelle, celles des enfants d'immigrés, des banlieues, des invisibles que la droite et la caste méprisent ostensiblement. Jusqu'où iront-ils ? (première chronique de la lucidité mélancolique que je rédige sur le Courrier) Rochebin : « Saint Denis c’est la ville des rois » Bagayoko : « des noirs la ville des noirs »pic.


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

L'humeur de Veerle Daens : la dynastie des Duhamel, ou quand l'info mainstream est une affaire de famille

L'humeur de Veerle Daens : la dynastie des Duhamel, ou quand l'info mainstream est une affaire de famille

Veerle Daens revient pour nous sur l'entre-soi hallucinant, tellement Ancien Régime, de l'information télévisée française, structurée autour de la famille Duhamel. Mais ! chut ! nous sommes dans une grande démocratie où l'égalité des chances et la méritocratie triomphent... 🇫🇷📺 La dynastie Duhamel est présente sur quasiment tous les plateaux des chaînes d’infos en continu ce soir : - Le fils, Benjamin Duhamel, sur France 2 - Le père, Patrice Duhamel, sur LCI - La mère, Nathalie Saint-Cricq,


CDS

CDS

De Guaino à Zemmour: comment Sarah Knafo s’est imposée dans une droite en crise

De Guaino à Zemmour: comment Sarah Knafo s’est imposée dans une droite en crise

Avant de devenir l’une des architectes de la campagne présidentielle d’Éric Zemmour en 2022, Sarah Knafo avait déjà attiré l’attention d’un poids lourd de la droite française : Henri Guaino. Ce passage peu connu éclaire les réseaux intellectuels et politiques dans lesquels s’est forgée l’une des stratèges de la nouvelle droite française. Jeune diplômée de Sciences Po, Sarah Knafo a vite grimpé les échelons. A seulement 32 ans, elle fait partie des plus grandes figures de l’extrême droite en Fra


Rédaction

Rédaction