Une étude préconise un simple lavage nasal pour prévenir les formes graves du Covid-19

Une étude préconise un simple lavage nasal pour prévenir les formes graves du Covid-19


Partager cet article

Une nouvelle étude menée par le Medical College of Georgia de l’Université d’Augusta a révélé qu’après un diagnostic positif au Covid-19, le recours à l’irrigation nasale ou lavage nasal, réduirait le risque d’hospitalisation et de décès chez les personnes à haut risque.

Huiles essentielles, tisanes …chacun y va de son secret de grand-mère pour prévenir le Covid. Depuis le début de la pandémie, aucune étude sérieuse n’a réellement abordé le sujet. Une nouvelle étude du Medical College of Georgia de l’Université d’Augusta a révélé que l’irrigation du nez deux fois par jour avec une solution saline après un test positif au Covid-19 peut réduire la gravité des symptômes chez les patients à haut risque. L’irrigation nasale, également connue sous le nom de lavage nasal , consiste à pulvériser de l’eau salée dans une narine pour en sortir par l’autre pour se débarrasser des germes. La muqueuse nasale est en effet la porte d’entrée du Covid avant qu’il se dissémine dans les poumons. Selon cette étude, les lavages nasaux effectués dans les 24 heures après un test positif au Covid peuvent empêcher le virus de pénétrer dans les poumons et prévenir les symptômes de la maladie.

À propos de l’étude

Cette étude du Medical College of Georgia de l’Université d’Augusta a été menée auprès de 826 individus âgés de 55 ans et plus. Ils ont été recrutés dans les 24 heures qui suivaient un test PCR positif.

Parmi les patients, 79 étaient des patients à haut risque souffrant de comorbidité (d’obésité, d’hypertension ou de diabète) et âgés de plus de 64 ans en moyenne et présentent un IMC de 30,1.

Les participants à l’étude ont été répartis au hasard en deux groupes. Le premier devait utiliser 240 ml d’irrigation nasale isotonique contenant 2,5 ml de povidone iodée à 10% pendant 14 jours. L’autre groupe devait irriguer leurs nez avec une solution saline contenant 2,5 ml bicarbonate de sodium.

Notons que des recherches antérieures ont révélé l’action virucide de la povidone iodée et la capacité du bicarbonate de sodium à réduire l’entrée des cellules virales du coronavirus. Raison pour laquelle, les chercheurs ont décidé d’ajouter ces deux produits dans la solution saline.

Une pratique peu couteuse et sans contre-indication

Les chercheurs ont pu observer que seulement 1,3 % des participants à l’étude a été hospitalisé. En effet, les chercheurs ont constaté une seule visite au service des urgences dans le groupe qui ont utilisé l’irrigation nasale comportant du bicarbonate de sodium et aucune hospitalisation dans le groupe ayant utilisé la povidone iodée. Aucun décès n’a été constaté dans les deux groupes.

La Dr Amy Baxter, auteur correspondant de l’étude affiliée au département de médecine d’urgence de l’Université d’Augusta, a expliqué que « le lavage nasal est une pratique d’hygiène courante dans les pays asiatiques comme la Thaïlande, le Vietnam et le Laos, ce qui expliquerait leur taux de mortalité largement inférieur à celui des États-Unis.”

Pour l’heure, cette étude est uniquement basée sur de l’observation et n’a pas été validée par un comité de pairs scientifiques, reconnaît la chercheuse.

Néanmoins, elle a affirmé que les lavages nasaux sont peu coûteux et sûrs et peuvent être administrés à la maison. Pour la solution, il est possible d’utiliser les mélanges préfabriqués ou d’ajouter une demi-cuillère à café de sel et une demi-cuillère à café de bicarbonate de soude dans une tasse d’eau bouille et refroidie.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Où en sont les BRICS , vu des BRICS ? par Thibault de Varenne

Où en sont les BRICS , vu des BRICS ? par Thibault de Varenne

Aujourd'hui, Thibault de Varenne fait un panorama de l'état des BRICS, sans propagande et à partir des sources des BRICS... L'évolution du groupement des BRICS, entre 2024 et 2026, marque une transition historique d'un forum de concertation économique vers une structure de gouvernance mondiale institutionnalisée. Ce processus, décrit par les sources moscovites, pékinoises et téhéranaises comme l'émergence de la « Majorité Mondiale », ne se limite pas à une simple expansion géographique, mais co


Rédaction

Rédaction

L'humeur de Veerle Daens : dommage, Zelenski n'a pas volé de Cézanne...

L'humeur de Veerle Daens : dommage, Zelenski n'a pas volé de Cézanne...

Ah, quelle déception! On l’imaginait déjà, notre « héros de la démocratie » en t-shirt kaki, gérant ses milliards d’aide internationale entre deux visioconférences, avec, en arrière-plan, le chic absolu du recel d’art impressionniste : un tableau de Cézanne volé il y a quelques années. Quoi de plus libertarien, après tout, que de voir un chef d’État s’approprier ce que l’État italien n'a pas su protéger? Hélas, la réalité est bien plus banale, et surtout bien plus russe. Un tableau volé de Céza


CDS

CDS

Les 8.000 licenciements de Zuckerberg : étape-clé dans le Grand Remplacement des cadres par l'IA, par Renaud Jacobs

Les 8.000 licenciements de Zuckerberg : étape-clé dans le Grand Remplacement des cadres par l'IA, par Renaud Jacobs

L’annonce du licenciement de 8 000 salariés chez Meta Platforms en mai 2026 ne relève pas d'une banale gestion de crise. Alors que le groupe affiche une santé financière insolente avec un chiffre d’affaires record de 201 milliards de dollars en 2025, Mark Zuckerberg opère une bascule structurelle historique : le remplacement de la masse salariale par une infrastructure d’IA souveraine. Cette chronique analyse les leviers de cette transformation, de l'automatisation agentique aux incitations fin


Rédaction

Rédaction

« Comme les Français » : Lecornu et ses 443 000 euros de dette immobilière

« Comme les Français » : Lecornu et ses 443 000 euros de dette immobilière

443 000 euros de crédit en cours, un découvert bancaire assumé, un bien à 770 000 euros. Sébastien Lecornu joue la carte de la transparence patrimoniale pour se normaliser. Un chiffre brandi comme preuve de normalité, mais l'argument dissimule autant qu'il dévoile. Les chiffres sont dans la déclaration de patrimoine, noir sur blanc. Sébastien Lecornu porte un crédit immobilier massif contracté dès 2018, soit en pleine ascension politique. Un endettement présenté comme banal, mais qui soulève un


Rédaction

Rédaction