L’Ukraine n’a pas attendu l’invasion russe pour être classée parmi les nations les plus corrompues du globe. Ce fait, longtemps occulté par la communication de guerre, ressurgit . Mercredi dernier, les autorités anti-corruption (NABU et SAPO) ont perquisitionné le siège du parti Batkivchtchyna. La figure historique de la « Révolution orange », Ioulia Timochenko, est désormais au cœur d’un scandale d’achat de votes au Parlement.

Après la démission en novembre dernier de Andriy Yermak, puissant chef de cabinet du président ukrainien Zelensky, sur fond de corruption, mercredi, le Bureau national ukrainien de lutte contre la corruption (NABU) et le Bureau du procureur spécialisé dans la lutte contre la corruption (SAPO) ont révélé que l’ancienne Première ministre, Ioulia Tymochenko est soupçonnée d’avoir fourni des avantages illégaux à des membres du Parlement dans le but d’acheter leurs votes. Ils ont effectué une perquisition dans les bureaux de son parti politique Batkivshchyna (Patrie) mardi soir.
Des pots-de-vin en échange des votes des députés
Dans une déclaration commune, le NABU et le SAPO ont indiqué avoir reçu une information sur une affaire de corruption. Selon les deux organismes de surveillance anti-corruption, le chef de l’une des factions de la Verkhovna Rada d’Ukraine est soupçonné d’avoir versé des pots-de-vin à des législateurs. Les bureaux de son parti politique ont été perquisitionnés mardi soir.
Les deux agences n’ont donné aucun nom, mais dans la vidéo de perquisition qu’elles ont publiée, on peut très bien reconnaître l’ex-Première ministre Ioulia Tymochenko par sa coiffure. Figure politique ukrainienne, elle est à la tête du parti Batkivshchyna (Patrie). Par ailleurs, Tymochenko a confirmé mercredi matin la perquisition effectuée dans le siège de son parti politique.

Selon le NABU et le SAPO, « les députés ukrainiens avaient reçu des avantages illégaux pour avoir pris des décisions sur des projets de loi au Parlement en décembre 2025 ». Ils ont révélé que l’ancienne Première ministre a négocié de façon individuelle avec les députés concernés. Elle a établi des accords dans le but d’acheter leurs votes. Les organismes anti-corruption ont indiqué qu’elle a mis en place un « mécanisme de coopération régulier qui prévoyait des paiements anticipés et était conçu pour une longue période ».
Dans leur déclaration, le NABU et le SAPO ont ajouté que les députés avaient même reçu des instructions spécifiques sur la manière de voter. Parfois, ils devaient s’abstenir.
Selon les enquêteurs, Timochenko aurait tenté d'instaurer un « mécanisme systématique d’avantages illégaux » L’objectif : acheter la loyauté de députés pour influencer des nominations stratégiques. Les votes concernaient des postes clés, notamment le limogeage du chef du SBU (services secrets) et la nomination des ministres de la Défense et de l’Énergie en décembre 2025.
Ces révélations interviennent seulement deux semaines après la découverte d'un autre réseau criminel au sein de la Rada (le Parlement ukrainien).
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Démenti, contre-attaque et soupçon d’instrumentalisation
Ioulia Tymochenko rejette catégoriquement les accusations. Elle dénonce une opération de communication, menée sans mandat judiciaire, et affirme que les autorités n’ont trouvé aucun élément incriminant. Selon elle, cette affaire serait avant tout politique.
L’ancienne Première ministre évoque une tentative d’élimination de concurrents à l’approche d’échéances électorales. Un argument classique dans un pays où la justice a souvent été utilisée comme arme politique, quel que soit le camp au pouvoir.

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