Ukraine : l’Europe s’accroche au récit guerrier

Ukraine : l’Europe s’accroche au récit guerrier


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Il y a quelques jours, Donald Trump a dévoilé un « plan de paix » en 28 points pour l’Ukraine. Une sortie de crise fondée sur la neutralité ukrainienne et des concessions territoriales. Face au désengagement stratégique des États-Unis, l’Europe continue d'agiter la menace d’une guerre qu’elle ne peut ni financer ni gagner.

La réunion de la Coalition des volontaires du 25 novembre, coprésidée par Macron, Starmer et Merz, sonne comme un exercice de communication destiné à masquer une réalité : les équilibres géopolitiques se déplacent, et l’Europe peine à suivre. L’instauration d’une paix juste et durable était le sujet de discussion. A l’issue de la réunion, les dirigeants ont fait une déclaration commune.

Le plan Trump redistribue les cartes

Comme il a été annoncé le 22 novembre dernier, la réunion en visioconférence de la Coalition des volontaires a eu lieu le mardi 25 novembre 2025. Pour rappel, cette alliance internationale a vu le jour en mars 2025 et elle a été créée dans le but de mettre fin de la guerre en Ukraine. Le Président français Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le Chancelier allemand Merz ont co-présidé le meeting du 25 novembre.

Les dirigeants et représentants des 35 pays membres de la Coalition, le Président ukrainien Zelensky, le Secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le Président du Conseil européen Antonio Costa ainsi que le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte étaient au rendez-vous. Le plan de paix pour l’Ukraine était le principal sujet de discussion.

Le secrétaire d’État américain Rubio a participé à la réunion de la Coalition des volontaires, mais son rôle s’apparente davantage à un ultimatum qu’à une collaboration. Les pourparlers de Genève du 23 novembre, salués comme une « avancée significative », actent la priorité des intérêts sécuritaires russes dans le plan Trump. Les Européens, exclus du cœur des discussions, se voient promettre une « participation » future sur des sujets secondaires.

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Malgré son absence au sommet du G20, Donald Trump a dominé les débats avec son plan de paix pour l’Ukraine. Un plan qui sacrifie la souveraineté d’un peuple sur l’autel du realpolitik. Les dirigeants européens, fragilisés, opposent une contre-proposition tout aussi interventionniste, et tentent d’exister politiquement en agitant

Cependant, à l’issue de la réunion, les dirigeants ont effectué une déclaration conjointe. Tout d’abord, ils ont dénoncé et condamné les attaques massives et meurtrières orchestrées par la Russie la nuit du 24 novembre. Elles ont causé la destruction de plusieurs habitations et infrastructures civiles. s.  

Ils ont également réaffirmé leur soutien indéfectible à Volodymyr Zelensky. Ils ont exprimé leur désir de soutenir les efforts des Etats-Unis pour trouver un accord de cessez-le-feu définitif et ont félicité les Etats-Unis et l’Ukraine sur les progrès obtenus à l’issue des négociations à Genève.

Toutefois, la Coalition des Volontaires exige que le plan de paix instauré doive être « conforme aux principes de la Charte des Nations unies ». Les dirigeants ont également souligné l’importance du respect du principe du droit fondamental pour la paix et la stabilité. Ainsi, ils exigent que l’accord établi puisse garantir la sécurité de l’Ukraine à long terme et le respect de sa souveraineté.

Le plan de paix doit aussi inclure le principe de non-recours à la force. Autrement dit, aucun Etat ne devrait utiliser la force pour modifier les frontières.

L’Europe en otage : entre souveraineté sacrifiée et rhétorique belliciste

Macron, Starmer et Merz affirment leur « soutien indéfectible » à l’Ukraine tout en actant leur alignement sur le processus américain. Leur déclaration multiplie les références à la souveraineté et à l’intégrité territoriale, mais ces principes sont vidés de leur substance par les avancées concrètes des négociations.

Les dirigeants européens insistent sur le financement à long terme de l’Ukraine, notamment via la confiscation des avoirs russes.

Plutôt que de sécuriser l’Europe, ces mesures pourraient accélérer la fragmentation monétaire et géopolitique en poussant de nombreux États à se détourner de l’euro et du système bancaire occidental.

Dans ce contexte, la notion de « garanties de sécurité pour l’Ukraine » apparaît comme un cache-misère : ni l’OTAN ni l’UE ne peuvent, seules, offrir ce que l’armée américaine fournit aujourd’hui. L’annonce d’une « planification commune » entre Européens et Américains ressemble davantage à une gestion de transition qu’à un véritable projet stratégique.

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Face à une opinion publique lassée par la guerre, Macron, Merz et Starmer multiplient les discours dramatiques sur une « Europe menacée » afin de justifier l’effort financier et militaire.

Cette guerre en Ukraine était, pour l’UE, un dossier géré sous parapluie américain. Avec Trump, ce parapluie se replie. Les dirigeants européens doivent désormais justifier un engagement dont ils ne maîtrisent ni la direction, ni l’issue. D’où le réflexe classique : gouverner par la peur, plutôt que repenser la stratégie.


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