La publication de 3,5 millions de documents par la justice américaine dans l'affaire Epstein ne se résume pas à un fait divers sordide. C'est une radiographie glaçante des réseaux d'influence et de la collusion entre les sphères du pouvoir. Le nom d'Ian Osborne, principal actionnaire du CA Brive, apparaissant plus de 2500 fois, ne serait pas une simple coïncidence.

En une semaine, la publication de 3,5 millions de documents par le ministère de la Justice américain a révélé des connexions inattendues. Parmi elles, le nom d'Ian Osborne, Britannique de 42 ans, principal actionnaire du CA Brive depuis 2022. Ces archives, datant de 2011, exposent un réseau d'influence impliquant Epstein, condamné pour crimes sexuels et mort en prison en 2019.
Les connexions troubles d'Ian Osborne
Ia Osborne, alors dans les relations publiques, a échangé plus de 2 500 emails avec Epstein. Il proposait de redorer son image post-condamnation pour prostitution de mineure.
Les documents montrent des introductions à des géants de la Silicon Valley comme Uber et Spotify, via son fonds Hedosophia, lancé avec l'aide d'Epstein.

Des politiciens britanniques, dont David Cameron, et des banquiers comme Jes Staley de Barclays, sont cités. Osborne a visité l'île privée d'Epstein et cherché des financements. Une rencontre intime avec une avocate, orchestrée par Epstein, est évoquée.
Regrets et silence du club
Contacté par la presse britannique, Osborne admet l'erreur :
« Je regrette profondément cette association. C'était une grave faute de jugement. »
Il détient 49 % du CA Brive via Longsutton Sports. Une lettre explicative a été envoyée à ses investisseurs, mais pas au club, selon La Montagne. Le CA Brive, en Pro D2, reste discret, évitant tout commentaire officiel.

L'affaire Epstein, au-delà des crimes horribles, révèle l'architecture d'un pouvoir mondialisé qui fonctionne en vase clos. Elle démontre que les véritables réseaux – ceux de l'argent, du lobbying et de l'impunité – transcendent les frontières et les secteurs, du politique au sport, corrompant les institutions par simple capillarité sociale. Le vrai scandale est ce système qui protège les siens.
