Vincent Clairmont fait le point des nouveautés fiscales qui vont vous impacter en 2026. Une chronique référence à ne pas manquer.

L’année 2026 ne sera pas celle du « grand soir » fiscal, mais plutôt celle d’un équilibre précaire sur une corde raide. Dans ce budget, adopté dans les douleurs parlementaires que l'on sait — par le truchement répété de l’article 49.3 — le gouvernement tente l’impossible : réduire un déficit public abyssal à 4,7 % du PIB tout en évitant d’asphyxier totalement la classe moyenne. Pour vous, contribuables et investisseurs, le millésime 2026 est un labyrinthe de mesures chirurgicales. C’est une année de transition où l’on abandonne la « carotte fiscale » facile pour une logique plus comptable, plus ardue, mais potentiellement plus saine.
Pour tout abonnement à 79€ souscrit avant le 9 février à 10h, notre tout nouveau Guide opérationnel du franc suisse vous est offert. Une occasion à ne pas manquer.
Le barème de l’impôt : une indexation a minima
Commençons par ce qui touche le plus grand nombre : votre déclaration de revenus. Le gouvernement a finalement tranché le nœud gordien de l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu (IR). Après avoir flirté avec l’idée d’un gel pur et simple, ce qui aurait précipité 200 000 ménages supplémentaires dans les filets du fisc, le législateur a opté pour une revalorisation de 0,9 %.C’est une victoire en demi-teinte. Certes, le barème suit l’inflation prévue pour 2025, garantissant une forme de « neutralité fiscale ».Mais ne nous y trompons pas : avec un seuil d'imposition fixé désormais à 11 600 €, la pression reste forte.
