Pour comprendre l'affaire Jeffrey Epstein, il faut cesser de la regarder par le petit bout de la lorgnette du fait divers sordide. Comme le souligne souvent Ari Ben-Menashe, ancien officier du renseignement militaire israélien (Aman), nous sommes face à une infrastructure de renseignement pure et dure, où le sexe n'est pas une fin, mais une munition.

1. Le "messager" de l'ombre : qui est Ari Ben-Menashe?
Avant d'analyser ses propos, rappelons d'où il parle. Ben-Menashe n'est pas un théoricien du dimanche. Né à Téhéran et parfaitement polyglotte, il a servi au sein du département des relations extérieures de l'Aman entre 1977 et 1987. C'est lui qui, dès 1986, a fuité les prémices du scandale Iran-Contra. S'il a souvent été dépeint comme "non crédible" par les commissions officielles américaines, des journalistes d'investigation de renom comme Seymour Hersh ont confirmé que son accès aux secrets nucléaires et aux réseaux d'armement israéliens était bien réel.

2. Jeffrey Epstein : un "atout" plutôt qu'un milliardaire
La thèse centrale de Ben-Menashe est radicale : Jeffrey Epstein n'était pas un financier talentueux devenu prédateur, mais un "atout" (asset) du renseignement formé pour une mission précise.
- La formation : des documents du FBI déclassifiés en 2025-2026 mentionnent qu'Epstein aurait été "formé comme espion" sous la direction de l'ancien Premier ministre Ehud Barak.





